Un père de famille de Trois-Rivières aurait violenté et agressé sexuellement ses deux enfants.

Un père accusé de violence et d’abus sexuels sur ses deux enfants

Trois-Rivières — Un père de famille de Trois-Rivières doit répondre de ses actes devant la justice pour avoir violenté et agressé sexuellement ses deux enfants.

Cet individu de 50 ans, dont on doit taire l’identité pour protéger celle des présumées victimes, se serait notamment livré à des abus sexuels sur sa fillette alors qu’elle n’avait que 7 ans au début. Il l’aurait notamment forcée à lui faire des fellations en plus de commettre des attouchements sexuels. Les abus se seraient ainsi poursuivis pendant plus de quatre ans, soit entre février 2013 et décembre 2017.

Il aurait également agressé sexuellement son garçon sur la période comprise entre juillet 2017 et avril 2018. L’enfant était âgé de 9 ans. Ce dernier aurait également été obligé de faire des fellations à son père.

Qui plus est, le suspect se serait livré à des voies de fait sur ses deux enfants en les frappant. Il aurait même utilisé des cônes de plastique et des jouets pour s’en prendre à eux. Dans le cas du petit garçon, il aurait entre autres été battu avec une voiture de Barbie au point d’avoir des lésions corporelles.

Au départ, c’est un signalement lié à la présumée violence physique sur les enfants qui a alerté les autorités. La Direction de la protection de la jeunesse est d’ailleurs intervenue pour placer les enfants dans une famille d’accueil. À cette époque, leur mère était décédée des suites d’une maladie. Or, les enfants auraient par la suite fini par verbaliser les agressions sexuelles dont ils auraient été victimes.

En mai 2018, la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge a autorisé contre lui le dépôt de plusieurs accusations, soit attouchements sexuels, incitation à des contacts sexuels, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite en vue de faciliter la perpétration d’abus sexuels, voies de fait, voies de fait armées, voies de fait causant des lésions corporelles et enfin, possession de cannabis. Le suspect avait comparu en mai 2018 et avait été remis en liberté avec des conditions. Il compte des antécédents judiciaires en matière de drogue seulement.

Lors du retour de cette affaire devant le tribunal mercredi, son avocate Me Corinne Tremblay de l’aide juridique et Me Roberge à la Couronne ont annoncé au juge que cette cause allait nécessiter un procès d’une semaine. Le dossier a donc été reporté au 7 juin afin de trouver des dates de procès.