Un pédophile démasqué par des élèves plaide coupable

Le pédophile qui avait été démasqué par des étudiants du secondaire de Saguenay, Jeannot Boivin, a plaidé coupable à un chef d’accusation de leurre d’enfant, lundi, au Palais de justice de Roberval. Le Félicinois de 69 ans, coupable d’avoir contacté une personne de moins de 16 ans pour l’obtention de contacts sexuels, s’expose à une peine minimale de six mois de détention.

Jeannot Boivin avait été accusé de deux chefs de leurre d’enfant, en décembre 2018. L’individu avait comparu, puis devait subir son procès lundi. Il a toutefois entériné un plaidoyer de culpabilité. Il a plaidé coupable sur un chef, alors qu’un arrêt conditionnel a été enregistré sur le second, puisqu’il s’agissait de la même trame factuelle, a expliqué son avocat, Me Denis Otis.

Jeannot Boivin avait été piégé par des étudiants d’une école secondaire de Saguenay, dans le cadre d’un projet scolaire, à l’automne 2018.

Les étudiants avaient créé un faux profil Web pour tenter de piéger un pédophile. Leur tentative avait fonctionné et Jeannot Boivin avait mordu à l’hameçon. La direction de l’école et le professeur des jeunes n’étaient toutefois pas au courant de leur initiative. Lorsque le professeur a compris ce que le groupe d’élèves avait entrepris, il a immédiatement communiqué avec les policiers de la Sûreté du Québec.

Les événements reprochés à l’individu avaient été perpétrés entre le 24 et le 26 octobre 2018, à Saguenay et à Saint-Félicien.

Boivin avait donc été arrêté, puis accusé d’avoir communiqué avec un jeune par un moyen de télécommunication avec le pseudonyme Juliette146, dans le but de faciliter la perpétration d’une infraction en matière sexuelle.

Un rapport présententiel et un autre sexologique ont été demandés, en vue des observations sur la peine, qui se dérouleront le 24 mars, au Palais de justice de Roberval.

L’avocat de Jeannot Boivin, Me Denis Otis, a affirmé que son client s’exposait à une peine minimale de six mois de détention, mais il a précisé qu’il pourrait la contester.

L’individu reste en liberté pour le moment.