Un incendie à coûté la vie à un bambin de trois ans dans la nuit du 2 janvier dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Un jeune enfant meurt dans un incendie

Une famille de Trois-Rivières vit un terrible drame. Un enfant de trois ans, décrit comme étant toujours enjoué et souriant, a perdu la vie dans l’incendie de sa maison de la rue Massicotte dans la nuit de lundi à mardi. Ses parents ont tenté de le secourir, mais le brasier était très violent. Ceux-ci ont même été blessés en voulant sauver le garçon, avant de devoir fracasser une fenêtre pour échapper aux flammes.

L’incendie s’est déclaré peu après minuit dans la nuit du 1er au 2 janvier. «Dès l’arrivée des pompiers, il y avait déjà un fort brasier au deuxième étage», expliquait sur place mardi matin le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la police de Trois-Rivières.

Même si l’origine de l’incendie était toujours inconnue mardi soir, il semble que le feu ait pris naissance à l’étage de la maison. «La mère était à l’étage avec son enfant et le père était au rez-de-chaussée, lorsque la mère a alerté son conjoint pour qu’il vienne leur porter secours. Le père est monté, mais malheureusement, c’était impossible pour eux de redescendre», ajoute le sergent Mongrain. «Ils ont dû s’extirper par une fenêtre de la façade de la maison.»

Le jeune Thomas a perdu la vie lors de l'incendie de sa maison.

Le père du garçon a notamment été blessé au visage alors que sa conjointe a été brûlée aux mains. Ils ont été hospitalisés pour ces blessures, mais aussi pour le violent choc nerveux qu’ils ont subi.
Les efforts déployés par les parents n’ont malheureusement pas pu sauver l’enfant. L’intensité des flammes et l’épaisseur de la fumée rendaient la tâche impossible.

Dès leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont pu pénétrer dans le bâtiment en flamme. Ils ont alors découvert le corps de l’enfant, déjà décédé. «Le père a tout tenté. Il a cassé la vitre et s’est infligé de sérieuses blessures, des coupures profondes pour sortir par la fenêtre. C’était malheureusement trop peu, trop tard pour sortir l’enfant», précise le porte-parole de la direction de la police de Trois-Rivières.
Kaven Gravel habite sur la rue Toupin, tout près de l’intersection avec la rue Massicotte. Lorsqu’il a vu les pompiers arriver, il est sorti voir ce qu’il se passait. Il est arrivé sur les lieux en même temps que les premiers intervenants. «Le feu était déjà à la grandeur de la maison. J’aurais aimé aider, mais on ne pouvait rien faire», témoigne-t-il.

«Juste à en parler, j’en ai des frissons et j’ai envie de pleurer. J’ai un enfant de cet âge. Ça m’a fait réfléchir», ajoute le père de cinq jeunes enfants. «Je crois que je ne me servirai plus de mon poêle à bois...»

Les pompiers tentent mardi de déterminer les causes de l'incendie qui a coûté la vie à un jeune garçon de trois ans.

Froid intense

La nuit du 1er au 2 janvier a été particulièrement froide. Le mercure à Trois-Rivières indiquait tôt mardi matin une température de - 30 degrés Celsius. Cela a grandement compliqué le travail de la trentaine de pompiers qui ont combattu l’incendie. Ce qui reste de la maison est d’ailleurs recouvert d’une épaisse couche de glace.  

Plusieurs voisins rencontrés étaient bouleversés par le drame de la rue Massicotte. Une femme qui se rendait chez cette famille en matinée a aussi appris la terrible nouvelle en voyant les pompiers. Sous le choc, elle a ensuite été rencontrée par les policiers.

Quelques heures après l’incendie, des pompiers ainsi qu’un technicien en identité judiciaire étudiaient les décombres de la résidence de la rue Massicotte pour tenter de déterminer les causes de l’incendie. Des policiers souhaitaient également en milieu de journée rencontrer les parents de l’enfant. Pour l’instant, aucune hypothèse n’a été retenue. Toutefois, les policiers écartent la possibilité qu’un geste criminel soit en cause.

Campagne de sociofinancement

L’annonce de la mort du jeune garçon a été un véritable choc pour ses proches. Le cousin de sa mère, Keven Diamond, a souhaité leur venir en aide en lançant une campagne de sociofinancement au www.gofundme.com/thomas-3-ans-perd-la-vie. Au moment de mettre sous presse, des centaines de personnes avaient déjà donné ensemble plus de 8500 $ pour aider cette famille touchée par le drame.

«Je souhaite faire ce que je peux pour les aider. Ma cousine devait signer une assurance-vie cette semaine pour son fils. Alors ils n’ont rien pour payer les obsèques», souligne Keven Diamond. «Si on peut au moins alléger ce fardeau, ça sera quelque chose de bien.» Tout surplus sera donné au couple afin de l’aider à se remettre sur pied, a promis M. Diamond. Le directeur de la maison funéraire qui est venue recueillir la dépouille du petit Thomas a par ailleurs indiqué à M. Diamond qu’il était prêt à contribuer aux efforts.

Avec la collaboration de La Presse canadienne