Benjamin Marty disait n’avoir jamais rien eu à faire avec la justice, mais il vient d’être accusé d’une autre agression sexuelle survenue avant le règlement de son dossier de Chicoutimi.

Un Français accusé d’agression sexuelle sur l'île d'Anticosti

Benjamin Marty, un ressortissant français, avait dit au tribunal, à Chicoutimi, qu’il n’avait jamais eu de démêlés avec la justice avant de reconnaître sa culpabilité pour une agression sexuelle. Mais il n’avait peut-être pas dit toute la vérité. Il vient d’être accusé d’une autre agression sexuelle qui serait survenue à l’île d’Anticosti.

L’homme, qui voulait retourner auprès de ses proches, en France, le plus rapidement possible en janvier 2019 afin d’oublier ces mauvais moments, devra reporter son départ.

L’individu de 35 ans s’est retrouvé au Palais de justice de Chicoutimi en janvier 2019 où il a reconnu, du bout des lèvres, avoir touché les parties génitales d’une cliente du Cabaret des artistes de Chicoutimi, de possession de stupéfiants et d’avoir été derrière le volant en état d’ébriété. Il avait écopé d’une sentence de trois mois de détention.

Il avait alors mentionné au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, qu’il ne s’était jamais retrouvé devant un tribunal et n’avait aucune autre affaire en suspens.

Mais voilà que Marty, qui ne voulait pas que les médias parlent de son dossier judiciaire à Chicoutimi, vient d’être arrêté pour une histoire qui serait survenue à l’île d’Anticosti, le 3 septembre 2018.

Il aurait agressé sexuellement une jeune femme.

Il a comparu le vendredi 29 mars au Palais de justice de Sept-Îles. Le tribunal a pris la décision de le garder en détention.

« Son enquête préliminaire a été fixée au 26 avril à Sept-Îles », a mentionné Me Alexandra Hébert, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Il n’a pas été possible d’obtenir plus de détails pour le moment sur les événements survenus à l’île d’Anticosti.

Partir

Lorsque Marty, dont les intérêts étaient représentés par Me Olivier Théorêt, s’est présenté au Palais de justice de Chicoutimi en janvier, il a voulu plaider coupable afin de se débarrasser de cette histoire dans le but de retourner le plus rapidement possible chez lui en France.

« On m’a offert 90 jours en société, mais je préfère faire trois mois en prison, être libéré après un mois et repartir rapidement. Je souffre beaucoup de cette histoire. Je ne peux pas avoir d’empathie envers la victime pour quelque chose que je n’ai pas fait », avait lancé Marty.

Il prétendait qu’il s’agissait d’un coup monté par son ex-copine en collaboration avec la victime.

Après réflexion et une discussion avec son avocat, Benjamin Marty a fini par avouer avoir touché les parties intimes de sa victime, au moment où celle-ci vomissait dans la salle de bain d’un cabaret.

Marty, qui agissait comme portier, s’y était rendu pour s’assurer de la sécurité de la jeune femme, mais a profité de l’occasion pour lui empoigner les seins et mettre sa main sous sa petite culotte.