Charly Tremblay s’est présenté au Palais de justice de Chicoutimi en fin d’après-midi et il a été rencontré par des enquêteurs du SPS.

Un footballeur attaqué sauvagement

La saison de football d’un joueur des Gaillards du Cégep Jonquière pourrait être compromise après avoir été victime d’une attaque grave près d’un établissement hôtelier de Jonquière. L’athlète d’origine étrangère aurait été défiguré après qu’un individu l’ait attaqué avec une bouteille de bière brisée. Il pourrait même perdre l’usage d’un oeil.

Charly Tremblay et Alec Leblond, deux individus de Jonquière, ont comparu mercredi au Palais de justice de Chicoutimi sous des accusations de voies de fait graves, de voies de fait contre la principale victime et une autre personne. Un troisième suspect est toujours recherché.

Le juge Jean-Paul Aubin, de la Cour du Québec, a accepté de garder les deux présumés agresseurs en détention jusqu’à la tenue de leur enquête de remise en liberté, fixée au vendredi 7 septembre. Les deux clients de Me Julien Boulianne se trouvaient sous mandat.

Tremblay s’est présenté au palais de justice de lui-même en fin d’après-midi, alors que Leblond avait fait de même en matinée.

Les événements reprochés aux deux accusés remonteraient au 26 août dernier.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, le joueur de l’équipe de football collégial A, division 3, aurait été attiré dans un guet-apens.

Il semblerait que l’athlète au bon gabarit soit intervenu le 25 août pour séparer des belligérants dans une bagarre. L’altercation était sur le point de dégénérer.

Les choses semblaient s’être tassées, mais les belligérants n’ont pas vu les choses du même oeil. La victime aurait été attirée dans un traquenard le lendemain.

Tremblay aurait alors attaqué le footballeur avec une bouteille de bière brisée.

Il lui aurait asséné au moins un coup au visage, lui infligeant une profonde lacération.

« Le joueur est intervenu pour séparer des individus qui se battaient. Le lendemain, il s’est fait tendre un piège. Il était attendu par un individu avec une bouteille de bière brisée. »

« Il l’a frappé au visage. Le joueur a subi une lacération importante au visage. Tout semble bien cicatriser après une opération », indique une source qui préfère garder l’anonymat.

La victime a passé plusieurs heures sur la table d’opération. Si les médecins ont pu cicatriser la coupure, ils ne savent pas si l’oeil sera sauvé.

Une autre source confirme que l’étudiant étranger se trouvait au Québec depuis une semaine environ. Il venait de confirmer sa place au sein de l’équipe de football, lorsqu’il s’est retrouvé en ville avec des copains.

Le jeune homme de 18 ans s’est attiré les foudres des agresseurs après avoir voulu défendre un coéquipier qui se faisait sérieusement malmener par des individus. Le footballeur a tenté de s’excuser par la suite, en vain.

Attente
Pour revenir aux deux présumés agresseurs, Leblond, âgé de 19 ans et demeurant sur le boulevard Mellon, à Jonquière, s’est présenté au Palais de justice de Chicoutimi en matinée mercredi.

Son rôle dans cette affaire se serait limité à faire le guet autour de l’altercation, mais cela en ferait tout de même un complice si l’histoire devait se terminer par un plaidoyer ou une reconnaissance de culpabilité.

En ce qui concerne Tremblay, un individu de 20 ans de la rue Saint-Dominique à Jonquière, il s’est finalement présenté au Palais de justice de Chicoutimi en fin d’après-midi, vers 15 h 25.

Selon nos informations, il avait convenu avec son avocat, Me Julien Boulianne, qu’il se livrerait vers 14 h afin de pouvoir comparaître devant le juge Aubin à 15 h.

Me Boulianne a fait le pied de grue tout l’après-midi. C’est après son départ que Charly Tremblay s’est pointé le nez.

Il a été accueilli par deux enquêteurs du Service de police de Saguenay (SPS). Ceux-ci ont discuté avec l’accusé durant quelques minutes avant de l’escorter à l’intérieur.

Tremblay a été arrêté, lui qui était sous mandat, et conduit au Quartier général du SPS à Jonquière. Il y passera la nuit et doit comparaître jeudi. Le client de Me Boulianne pourrait avoir droit à son enquête de remise en liberté vendredi.