Pierre Lavoie a parcouru la dernière étape jusqu’au Stade olympique en compagnie de son fils Bruno-Pierre et sa conjointe Lynne Routhier.

Un autre succès pour le Grand défi Pierre Lavoie

Après une 10e édition grandiose en 2018, la nouvelle édition du 1000 km du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL) aura répondu aux attentes. La pluie, le froid, le vent et une première portion de parcours difficile n’ont pas empêché les 1075 cyclistes de se pointer au Stade olympique de Montréal, dimanche après-midi, emportant un mouvement encore plus fort.

Ce mouvement, celui des saines habitues, a de nouveau été le point de mire au cours de la fin de semaine. Pierre Lavoie et sa bande ont pu dire mission accomplie, après trois journées pluvieuses. Heureusement, le soleil a enfin décidé de se joindre à la fête, dimanche.

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«Quand on organise la 11e édition d’un événement, il y a toujours certaines attentes parce que les gens se rappellent du 10e anniversaire, a reconnu Pierre Lavoie à l’autre bout du fil, alors qu’il se trouvait toujours au Stade olympique près de six heures après l’arrivée des cyclistes.

«C’était important de ne pas s’asseoir sur le succès du 10e anniversaire et il faut toujours être capable de mettre la barre haute, a-t-il poursuivi. Je pense qu’on a réussi à innover et lorsque les participants reviennent l’année suivante, ils nous disent que la barre a été rehaussée. Tout le monde est content et pour moi, c’est ma paye.»

Confirmant une 12e édition du 1000 km l’an prochain, alors que le peloton devrait revenir à un certain classique avec la traversée de la Réserve faunique des Laurentides (routes 175), Pierre Lavoie a remarqué que le mouvement continuait de grandir. Pas assez, toutefois, pour conserver le statu quo.

«On a de nouveaux ambassadeurs, de plus en plus de médecins prescrivent des cubes énergie à leurs patients, les écoles primaires et secondaires sont impliqués, plus de gens veulent participer au 1000 km et les bénévoles sont toujours de la partie, a énuméré le cofondateur du Grand défi. Le mouvement n’est pas encore au bout, mais on le nourrit et on le fait grandir. Je m’en sers quotidiennement pour faire avancer les choses et c’est par des actions qu’on va réussir à le faire. Le Grand défi est solide au point de vue financier et humain, ce qui nous permet de penser à de nouveaux projets.»

Pierre Lavoie a croqué dans sa médaille remise à tous les cyclistes du 1000 km du Grand défi Pierre Lavoie.

Le rassemblement de la fin de semaine a été l’occasion pour Pierre Lavoie de poursuivre son travail de sensibilisation auprès des personnes influentes de la province. Il n’a pas caché que le Québec Inc. est grandement présent au GDPL, ce qui permet de parler aux intervenants de différents milieux à un seul endroit.

Les 1075 cyclistes ont rallié le Stade olympique, en début d’après-midi dimanche, après une fin de semaine marquée par la pluie et des conditions difficiles.

«Quand tu as la chance de parler avec des présidents d’entreprises, avec le ministre des Transports (François Bonnardel), la ministre des Affaires municipales (Andrée Laforest), ça permet d’échanger beaucoup d’idées, a-t-il reconnu. Dans les 215 équipes inscrites, chaque membre a une influence dans son milieu. C’est important de mettre des actions en place avec ces gens-là.»

Alors que le mouvement des cubes énergie a fait son chemin jusqu’aux États-Unis au cours de la dernière année, Pierre Lavoie et son acolyte Germain Thibault ont l’intention de continuer à faire rouler la roue, en plus de la faire grossir. Des décideurs politiques du Massachusetts, de la Floride et du Texas étaient d’ailleurs présents à la Grande récompense, où 4200 jeunes des écoles primaires du Québec étaient réunis au Stade olympique, samedi, avant d’aller à La Ronde, dimanche.

«Ils sont tombés sur le derrière, a affirmé Pierre Lavoie. On n’a aucune idée de tout ce qu’on crée comme impact en l’espace d’une fin de semaine. Il y avait plus de 4000 jeunes à la Grande récompense, plus de 1000 cyclistes pendant le Grand défi et plus de 5000 autres à La Boucle. On a créé des machines d’événements, qui contribuent à faire bouger les gens. On doit continuer de s’en servir. Cela dit, on ne prend rien pour acquis et va continuer de travailler sur de nouveaux concepts. C’est quand tu cesses d’innover que tu cesses d’avancer.»

Les 1075 cyclites ont rallié le Stade olympique, en début d’après-midi dimanche, après une fin de semaine marquée par la pluie et des conditions difficiles.

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DES CONDITIONS DIFFICILES, MÊME POUR PIERRE LAVOIE

(Jonathan Hudon) – Les conditions météorologiques ont donné du fil à retordre aux 1075 cyclistes du Grand défi Pierre Lavoie, incluant Pierre Lavoie lui-même.

« J’ai vécu exactement la même chose que tous les participants, a exprimé l’athlète de L’Anse-Saint-Jean. À certains moments, j’avais froid, j’avais mal aux jambes, je devenais un peu impatient et j’avais hâte d’arriver. Je ne suis pas un surhomme ; j’ai aussi des problèmes à gérer. J’ai besoin de rouler à une certaine vitesse pour conserver ma chaleur, donc j’essaie de m’habiller un peu plus pour régler la situation. Je n’ai pas encore trouvé la bonne recette, mais ça va venir ! »

Pierre Lavoie a tenu à mettre les choses en perspective pour les autres cyclistes, maintenant que cette 11e édition est dans la poche.

« La fierté de réussir le défi dans des conditions difficiles est encore plus grande, a-t-il fait valoir. Je suis certain que les cyclistes seront encore plus forts, lundi matin, qu’ils ne l’étaient jeudi avant le départ à La Baie. »