Trois-Rivières: un col blanc suspendu 95 jours

TROIS-RIVIÈRES — Un employé col blanc de la Ville de Trois-Rivières s’est vu imposer une suspension d’une ampleur rarement vue à la Ville de Trois-Rivières. Le conseil municipal a voté en faveur, mardi soir, d’une suspension sans solde de 95 jours ouvrables consécutifs.

La Ville reproche à cet employé d’avoir «fait preuve de négligence dans l’exécution de ses fonctions dans le traitement d’un appel», d’avoir eu «un comportement inapproprié envers un citoyen», de s’être «absenté sans autorisation, sans justification et sous de faux motifs», et finalement d’avoir «utilisé fréquemment, de façon abusive et inappropriée le patrimoine informatique à des fins personnelles sur les heures de travail, sans autorisation et sans justification».

Ce dernier reproche semble d’ailleurs avoir pesé lourd dans la balance de cette sanction, puisque selon ce qui a été rapporté lors de la séance publique du conseil municipal, l’utilisation du patrimoine informatique à des fins personnelles a justifié 90 jours des 95 jours de suspension.

Selon la directrice générale de la Ville, France Cinq-Mars, il est plutôt rare de voir des suspensions d’une aussi grande durée. Toutefois, elle n’a pas voulu s’avancer davantage sur les motifs de la décision, étant donné le caractère confidentiel du dossier.

Jointe par téléphone, la présidente du Syndicat des fonctionnaires de la Ville de Trois-Rivières (local 3426), Patricia Larouche, ne souhaitait pas commenter la décision de la Ville.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle