Tristan Malavoy

Tristan Malavoy, l’écrivain qui chante

Pour une quatrième année, les Correspondances sortent d’Eastman, et c’est à Waterloo qu’elles feront leur premier arrêt, le 8 février prochain, a-t-on annoncé cette semaine. Pour cette première rencontre, la Maison de la culture accueillera l’écrivain et musicien Tristan Malavoy, un habitué de l’événement littéraire, qui invitera le public à un voyage hors du commun.

Depuis septembre, le Sherbrookois d’origine promène ici et là à travers la province son spectacle L’école des vertiges, inspiré de son plus récent opus du même nom. Un disque de 10 chansons à mi-chemin entre la chanson à texte et le spoken word, réalisé par le grand Philippe Brault et accompagné d’un carnet de voyage d’une soixantaine de pages, dans lequel il partage une foule d’anecdotes et de réflexions.

Le point commun entre les 10 titres : ils ont tous été composés lors de voyages. À bord du transsibérien ou au bord du Mississippi, à Bruxelles, Dakar ou Paris, et même plus près de chez nous, aux Îles-de-la-Madeleine ou à Sainte-Émélie-de-l’Énergie, dans Lanaudière.

Bien qu’elles soient nées dans l’ailleurs, les chansons ne parlent pas nécessairement de voyages, pas plus que les textes de son carnet de bord, avertit celui qui est également directeur de la collection Quai no 5 aux Éditions XYZ. « Parfois oui, ils abordent les déplacements physiques, mais aussi l’amour, notre contact avec tout ce qui se passe dans le monde grâce à nos gadgets intelligents, la façon dont on vit, etc. », précise-t-il.

Homme de mots d’abord

Sur scène, L’école des vertiges se veut davantage « un spectacle musical avec des incursions en littérature », explique celui qui se définit pourtant davantage comme « un écrivain qui chante ». « Disons que je suis quelqu’un de mots qui a développé une immense passion pour la musique. Elle est une vraie complice dans la création. D’ailleurs, elle se développe toujours autour d’un bout de texte que je trouve assez porteur. »

Tristan Malavoy sera accompagné au piano par Véronique Baltazar, la leader du groupe Belshazzar, qui s’était démarqué en 2017 au concours Ma première Place des arts. « Le spectacle va se raccrocher naturellement à l’esprit des Correspondances, où on jase littérature dans un cadre très détendu qui donne lieu à de belles conversations », dit-il.

Celui-ci mentionne par ailleurs qu’une version balado de son livre-disque sera lancée le 1er février prochain.

Nouveau roman

Du reste, Tristan Malavoy annonce qu’il termine actuellement un prochain roman, un deuxième en carrière. Son précédent, Le Nid de pierres, paru en 2015, avait notamment été classé par ICI Radio-Canada parmi les livres qui racontent le mieux leur époque.

Cette fois, l’auteur nous fera voyager dans le temps grâce à un roman d’enquête et d’histoire. Deux trames narratives s’entrecroiseront, celle d’un enseignant d’histoire qui décidera de tout plaquer pour enquêter sur une femme à la destinée particulière et le récit de celle-ci. « C’est inspiré d’une histoire vraie, d’une dame qui a vécu au tournant des années 1800. D’origine acadienne, elle a grandi dans le nord de Saint-Domingue, qui est devenu Haïti. Quand la révolte des esclaves a éclaté, elle a fui pour La Nouvelle-Orléans. Comme on sait très peu de choses sur elle, j’ai quand même pu laisser libre cours à mon imagination », raconte-t-il.

Le titre et la date de sortie ne sont pas encore arrêtés.