Yvon Deshaies, maire de Louiseville

Tom Harding: effet boule de neige à Louiseville

Louiseville — La volonté d’Yvon Deshaies d’accueillir Thomas Harding pour la durée de sa peine de six mois de prison à purger dans la collectivité fait boule de neige. Au moins deux entreprises se sont manifestées depuis les dernières heures en promettant de fournir 2000 $ pour soutenir M. Harding à subvenir à ses besoins durant cette période.

Lundi, le maire de Louiseville déclarait au Nouvelliste qu’il désire donner un coup de main au chauffeur de train impliqué dans l’explosion survenue en juillet 2013 à Lac-Mégantic.

M. Deshaies affirmait qu’un hôtelier et des restaurateurs sont d’accord à l’héberger et le nourrir gratuitement, tandis qu’il s’occuperait de le soutenir dans la réalisation de 240 heures de travaux communautaires, une condition incluse dans sa peine de prison.

«J’ai eu deux téléphones d’entrepreneurs ce matin (mardi). Ils m’ont dit qu’après avoir lu l’article dans Le Nouvelliste, ils décidaient d’embarquer. Une compagnie réserve 1500 $. L’autre, c’est 500 $», déclare

M. Deshaies, qui refuse de dévoiler le nom des entreprises afin de respecter leur volonté de demeurer dans l’anonymat.

M. Deshaies ajoute qu’un atelier mécanique a même offert du travail à M. Harding. «S’il vient, tout est prêt. Avec les ententes pour l’hôtel et les repas, on est rendu à une valeur de 3000 $, 4000 $. Mais on ne lui donne pas l’argent. C’est pour défrayer ses dépenses», déclare M. Deshaies.

Selon ce dernier, ces entreprises veulent aider M. Harding, car elles partagent sa vision des choses. «C’est ma façon d’aider les gens. Ce gars-là se ramasse avec plus rien. Mentalement, il a mangé un coup. Et ce n’est pas facile pour la personne qui cogne aux portes pour faire des travaux communautaires. Dans cette histoire (l’explosion), ça a été une faute grave, mais il n’a pas été reconnu criminel.»

Ces démarches demeurent un projet tant que M. Deshaies n’a pas contacté Thomas Harding. Le maire dit avoir téléphoné à l’avocat de ce dernier mardi après-midi pour qu’il lui transmette le message.

«Je ne ferai pas le tour du monde pour le trouver, raconte le maire. Mais il sait que s’il est mal pris, qu’il m’appelle.»