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Un sondage de la firme Navigator pour le compte des Coops de l’information révèle que les Québécois et Québécoises ont vu leurs habitudes être bousculées à bien des égards.
Un sondage de la firme Navigator pour le compte des Coops de l’information révèle que les Québécois et Québécoises ont vu leurs habitudes être bousculées à bien des égards.

SONDAGE | Gain de poids et alcool en hausse durant la pandémie [VIDÉO]

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Les Québécois ont su dès la mi-mars 2020 que leur quotidien serait bouleversé par la pandémie. Près d’un an plus tard, un sondage de la firme Navigator pour le compte des Coops de l’information révèle qu’ils ont vu leurs habitudes être bousculées à bien des égards. Gain de poids, hausse de la consommation d’alcool et de cannabis et petits plats cuisinés maison font maintenant partie de la réalité de bien des gens.

À une époque où l’augmentation du taux d’obésité fait frissonner bien des médecins, le nombre affiché sur les pèse-personnes d’une forte proportion de Québécois a grimpé depuis le début de la pandémie.

Sur les 1200 répondants au sondage ayant récemment été mené par la firme Navigator, plus de la moitié ont indiqué avoir gagné soit un peu de poids (42%), soit beaucoup de poids (9%) depuis le début de la pandémie. À l’inverse, 16% des Québécois sondés ont indiqué avoir perdu du poids, tandis que le tiers des répondants n’ont observé aucune variation significative en posant les pieds sur un pèse-personne.

Il n’y a que dans les régions de Montréal et de l’Outaouais que plus de la moitié des répondants ont affirmé avoir pris du poids depuis le début de la crise sanitaire – avec des taux respectifs de 54% et 52%. Du côté de la région de Sherbrooke, «seulement» 44% des personnes sondées pèsent plus qu’il y a un an.

Alcool et cannabis

La consommation d’alcool et de cannabis a suivi la même tendance. Alors que 14% des 945 répondants du sondage qui consomment de l’alcool ont affirmé avoir diminué leur consommation, ils sont 35% à l’avoir accrue.

«Je pense qu’on le savait un petit peu, note le directeur associé chez Navigator, André Turcotte. […] Je pense que ça confirme ce que plusieurs ont dit en coulisses.»

Le constat est similaire pour le cannabis, légalisé au pays depuis l’automne 2018. Chez les 243 répondants qui en consomment, 38% ont affirmé avoir augmenté leur consommation, tandis que 14% l’ont diminuée.

Même si les Québécois affirment qu’ils vont généralement «bien» malgré la pandémie et les contraintes qui en découlent, «en fin de compte, on a pris du poids, on consomme trop d’alcool, trop de cannabis, notre vie amoureuse n’est pas aussi belle qu’avant... Donc tout ça, […] c’est vraiment un poids lourd sur la majorité des Québécois, à tous les niveaux», analyse M. Turcotte.

Aux fourneaux

Les périodes de fermeture des restaurants et la migration vers le télétravail se sont inévitablement traduites par une hausse du temps passé par les Québécois dans leur cuisine.

Plus de la moitié (56%) des répondants au sondage ont affirmé qu’ils cuisinent davantage depuis le début de la pandémie, alors qu’ils sont à peine 7% à avoir réduit le temps qu’ils consacrent à la préparation de repas.

À l’instar de ce qui est observé pour la consommation d’alcool et de cannabis, André Turcotte perçoit, dans ces résultats, la confirmation de ce que bien des gens pensaient sur la hausse de l’utilisation des casseroles, des planches à découper et des cuisinières des Québécois.

«C’est vraiment quelque chose qui est ressenti à travers la province, souligne-t-il. […] Il y a des limites à ce qu’on peut commander au restaurant et à un moment donné, il faut cuisiner.»

Méthodologie

Le sondage de la firme Navigator a été réalisé en ligne du 29 janvier au 1er février 2021 avec 2300 Québécois de 18 ans et plus. L’échantillon provincial est de 1200 participants. Les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de Sherbrooke, de Québec, de Trois-Rivières et de Gatineau ont été «suréchantillonnées», afin d’assurer un échantillon représentatif de 300 participants dans chaque région. «L’échantillon provincial et les échantillons régionaux sont représentatifs de la population selon les informations les plus récentes de Statistique Canada», précise Navigator. Puisqu’il s’agit d’un échantillon web, il n’y a pas de marge d’erreur. Toutefois, la marge d’erreur pour un échantillon probabiliste équivalent serait de plus ou moins 3 points de pourcentage pour l’échantillon provincial et de plus ou moins 4,9 points de pourcentage pour un échantillon régional de 300 répondants.