Les deux symboles que les six frères et soeurs se sont fait tatouer signifient « tous du même sang, tous différents ».

Six frères et sœurs se font tatouer la même image

Mieux vaut y penser à deux fois avant de marquer son corps d’un tatouage permanent. Idéalement, il doit avoir une signification profonde ou représenter la personne qui portera cette œuvre toute sa vie. Six frères et sœurs, nés de deux unions, ont patiemment attendu les 18 ans de la petite dernière pour encrer à jamais le lien qui les unit.

C’est d’ailleurs la plus jeune, Laédanne­, qui s’est fait tatouer en premier, vendredi soir. Le plus vieux, Lucas, est le dernier à s’être assis sur la chaise d’une tatoueuse de Bedford. Les deux symboles signifient « tous du même sang, tous différents ».

La phrase a particulièrement touché Lysanne Forget­, la mère de cette fratrie de trois garçons et trois filles, dont le plus vieux a vingt ans de différence­ avec la plus jeune.

Elle a tenu à faire part au journal de ce geste qui démontre l’attachement­ entre eux. « Je trouvais ça cute que les six aient décidé de faire ça tous ensemble, expose la Granbyenne­. Je trouve que c’est un beau geste de leur part. »

La fratrie s’est rendue à Bedford­ pour recevoir les bons soins d’une tatoueuse. Les six tatouages sont identiques, mais ils ont été encrés à des endroits différents sur le corps, selon les goûts de chacun et chacune. À l’intérieur d’un poignet, sur une hanche, derrière l’oreille, sous la clavicule, sur le biceps droit, sur un tendon d’Achille...

« Ils ont dû faire une certaine recherche parce qu’il fallait que ce soit discret », rapporte Mme Forget. Pour Laédanne, Lucas, Anthony, Samuel et Élodie­, il s’agissait d’une initiation au tatouage, souligne leur mère. Leur sœur Corynne, l’instigatrice du projet familial, était quant à elle déjà familière­ avec cette forme d’expression.

Jusqu’au dernier moment, ils se sont d’ailleurs bien gardés de révéler à leur mère ce qu’ils mijotaient. « J’ai hâte de voir ! », lance-t-elle.