Maxime Vanier et sa complice doivent répondre à des accusations de vol qualifié en utilisant une arme à feu, d’extrosion, d’avoir déchargé une arme à feu et de voies de fait contre une femme.

Siège à La Marquise: de graves accusations sont déposées

Des accusations relatives au vol qualifié commis au motel La Marquise à Sherbrooke à la mi-octobre viennent d’être déposées contre Maxime Vanier et Roxanne Lapointe.

Le couple est en attente de la décision du Tribunal relative à leur remise en liberté en lien avec d’autres accusations de violence.

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Une dette de drogue serait à l’origine du branle-bas au motel La Marquise

Vanier et Lapointe ont comparu, mercredi, devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec pour répondre à des accusations de vol qualifié en utilisant une arme à feu, d’extorsion, d’avoir déchargé une arme à feu et de voies de fait contre une femme qui était présente dans une chambre du motel.

Certaines de ces accusations sont passibles d’une peine minimale de quatre ans de prison.

La plaignante a expliqué qu’elle allait payer une chambre lorsqu’elle s’est fait prendre à la gorge par Lapointe, alors que Vanier lui a tiré aux jambes avec une arme à air comprimé. Cet événement du 11 octobre dernier a nécessité la présence du Groupe d’intervention du SPS et la fermeture de la rue Wellington Sud à la suite d’un siège de plus de trois heures.

Roxanne Lapointe, 27 ans, et Maxime Vanier, 30 ans, étaient déjà accusés de trafic de cocaïne entre le 1er août et le 11 octobre, de port d’arme dans un dessein dangereux, de possession de bâton télescopique et de poing américain, soient des armes prohibées ainsi que de recel de moins de 5000 $.

Toutes ces accusations ont été déposées par la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau.

Les avocats de Lapointe et Vanier, Me Christian Raymond et Me Julie Beauchemin, ont reporté les dossiers de leurs clients au 6 novembre.

C’est à ce moment que le couple doit recevoir une décision relative à leur remise en liberté dans l’autre dossier pour lequel ils sont accusés.

Roxanne Lapointe et Maxime Vanier sont aussi accusés en compagnie de Benoît Desrosiers d’avoir tenté de couper un doigt et d’arracher un œil à un individu pour un différend de 150 $ relié à la drogue à Sherbrooke en mai dernier.

Les trois accusés auraient gardé de force un individu pour obtenir la somme due sur la rue Short à Sherbrooke. Vanier aurait tenté de lui arracher un doigt avec une pince, alors que Desrosiers a essayé de lui arracher un œil avec une cuillère.

Lors de leur enquête sur remise en liberté, le trio a demandé à être confié à des maisons de thérapie pour traiter leur problème de dépendance aux stupéfiants.

Les trois complices sont accusés de séquestration, voies de fait graves et voies de fait armées.

L’homme a été séquestré pendant 10 heures et attaché à une chaise avec du ruban gris puis des attaches de plastique. Un bas a été placé sur sa bouche. Il aurait été battu avec un bâton télescopique, un balai et à coups de pied et de poing.

Desrosiers aurait tenté de lui arracher un œil avec ses doigts puis avec une cuillère. Une paire de pinces a été utilisée par Vanier pour vraisemblablement lui couper un doigt. 

Les trois accusés ont demandé au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec d’être confiés à une maison de thérapie.Le juge doit rendre sa décision le 6 novembre.

Roxanne Lapointe