Seulement 32 % des Québécois surveillent leurs enfants de moins de 12 ans en tout temps près de l’eau, révèle un sondage Léger.

Seulement 32 % des Québécois surveillent leurs enfants en tout temps près de l'eau

Seulement 32 % des Québécois surveillent leurs enfants de moins de 12 ans en tout temps près de l’eau, révèle un sondage Léger. Selon la Société de sauvetage, division du Québec, il s’agit d’une situation alarmante alors que 35 noyades ont été recensées cette année au Québec, soit cinq de plus qu’à pareille date l’année dernière.

« J’ai été très surpris, s’exclame le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins. Est-ce qu’on laisserait des enfants en bas de 12 ans s’amuser dans la rue sans assurer une certaine surveillance des voitures ? La réponse est nécessairement non. C’est la même chose lorsqu’on est près de l’eau, les adultes doivent surveiller leurs enfants. »

Selon le sondage mené par Léger et réalisé pour le compte d’Allstate du Canada, 21 % des Québécois affirment surveiller attentivement leur enfant, tout en effectuant simultanément une ou plusieurs tâches à la fois.

« Une noyade se produit généralement entre 15 et 20 secondes, explique M. Hawkins. De toute évidence, les parents ne devraient pas avoir le temps de faire autre chose que de surveiller leur enfant. »

« Certains parents tiennent pour acquis que leurs enfants savent nager, mais ce dont on se rend compte c’est qu’ils savent davantage se baigner que nager. Les gens surestiment leur capacité à nager », ajoute-t-il.

Selon lui, « il faut absolument qu’un adulte désigné soit responsable de la surveillance des enfants ». Et, toujours selon le DG de la Société de sauvetage, ce « sauveteur désigné » devrait adopter le même comportement qu’un chauffeur désigné, c’est-à-dire, se tenir loin de l’alcool.

« L’été, l’alcool fait effet plus rapidement que d’habitude à cause de la déshydratation », dit-il.


«  Les enfants savent davantage se baigner que nager.  »
Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage

En Outaouais, deux noyades ont été rapportées depuis le mois de mai selon la Société de sauvetage. Dans l’un des cas, la victime, qui ne portait pas sa veste de flottaison, s’est noyée lorsque sa motomarine a chaviré.

« Tout le monde devrait porter sa veste de flottaison lorsqu’on se trouve à bord d’une embarcation plus facilement chavirable comme des motomarines, des canots ou des kayaks, met en garde M. Hawkins. Quand on pose la question aux Canadiens à savoir pourquoi ils ne portent pas leur veste de flottaison, la réponse qu’on constate est ‘qu’on n’a pas l’intention de se retrouver dans l’eau’. Mais quand j’attache ma ceinture de sécurité dans une voiture, ce n’est pas parce que j’ai l’intention d’avoir un accident, c’est parce que je sais que c’est ce qui va faire la différence. C’est comme si on avait un peu une méconnaissance du risque associé à notre sport nautique. »

Prudence pendant les vacances

Tandis que la semaine de la construction arrive à grands pas, 55 % des Québécois sondés affirment qu’ils passeront leurs vacances à proximité d’un plan d’eau, que ce soit un lac (20 %), une piscine (14 %) ou une rivière (8 %). Ainsi, M. Hawkins croit qu’il va de soi de rappeler aux Québécois certaines règles de sécurité lorsqu’on se trouve près de l’eau.

« Le port du dispositif de flottaison va nous permettre de sauver plusieurs vies, mais il est clair qu’on doit désigner une personne responsable pour assurer la surveillance et on doit éviter les sources de distraction. Le cellulaire sert davantage à appeler le 9-1-1 qu’à regarder des vidéos ou jouer à des jeux, illustre-t-il. Il faut également éviter de se baigner seul, autant chez les enfants que chez les adultes, car si on a un malaise, personne n’est là pour nous aider. »

Et à l’approche de la Semaine nationale de la prévention de la noyade, qui se tiendra du 21 au 27 juillet, M. Hawkins a un message pour les Québécois.

« Prenez le temps de suivre nos conseils de sécurité et de cette façon, vous aurez des anecdotes à raconter de vos vacances plutôt que des drames à faire vivre à vos proches ».