Sept ans de pénitencier pour avoir fait vivre une nuit d’horreur à une femme

O’Neil Junior Aspirot, qui avait été arrêté après avoir violemment battu une femme de son entourage, en mars dernier à Chicoutimi, a écopé de sept ans de pénitencier. Son nom sera également inscrit au Registre des délinquants à contrôler à sa sortie de prison durant une période additionnelle de sept ans.

O’Neil Junior Aspirot avait fait vivre une nuit d’horreur à une femme qu’il connaissait, durant la fin de semaine du 7 mars dernier, à Chicoutimi. La dame, sévèrement blessée, avait dû être transportée à l’hôpital, après avoir dénoncé l’homme de 36 ans aux policiers de Saguenay. 

Aspirot était détenu depuis son arrestation et dès sa comparution, le 9 mars, il avait fait savoir au juge Michel Boudreault de la Cour du Québec qu’il souhaitait plaider coupable.

C’est ce qu’il a fait vendredi dernier, au Palais de justice de Chicoutimi. Il a plaidé coupable aux chefs d’accusation de voies de fait graves, voies de fait armées, voies de fait causant des lésions, séquestration, menaces de mort et harcèlement criminel. Le chef d’accusation d’agression sexuelle, initialement porté, a été retiré. 

Étant donné les plaidoyers de culpabilité rapides de la part de l’accusé, évitant ainsi à la victime de devoir témoigner en cour, la poursuite et la défense en étaient venues à s’entendre sur une suggestion de peine, soumise au juge Boudreault.

O’Neil Junior Aspirot, qui a déjà quelques peines de prison à son actif et plusieurs antécédents judiciaires, notamment en matière de violence, a donc écopé de sept ans de pénitencier. Son nom sera également inscrit au Registre des délinquants à contrôler pour une période de sept ans supplémentaires, a expliqué la procureure de la poursuite, Me Nicole Ouellet. 

Quelques jours après l’arrestation de l’homme de 36 ans, la victime d’O’Neil Junior Aspirot s’était présentée au Palais de justice de Chicoutimi pour assister aux procédures judiciaires. 

C’est le visage meurtri, de larges ecchymoses autour des yeux et la démarche tremblante que la dame s’était assise dans la salle d’audience. 

Passé criminel

O’Neil Junior Aspirot a jadis été reconnu comme étant en relation avec le gang de rue 187 de Québec.

Il a perpétré de nombreux crimes violents, au cours des dernières années, tentant « d’imposer sa loi au pénitencier », selon un rapport de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) qui remonte à 2014.

Il a entre autres été déclaré coupable, au cours des dernières années, de voies de fait, d’introduction par effraction et d’intimidation.