Un homme a été sauvé de la noyade, dimanche après-midi, à la plage de l'OTJ, à Lac-Mégantic.

Sauvé de la noyade: « J'ai fait mon devoir de bon citoyen »

LAC-MÉGANTIC - Le pompier volontaire de Saint-Romain qui a sauvé un homme de la noyade, dimanche après-midi, à la plage de l'OTJ, à Lac-Mégantic, n'en était pas à ses premières manoeuvres de réanimation cardiorespiratoire.

Jean-René Boulet était en visite à Lac-Mégantic, avec ses enfants, quand les cris de détresse d'une femme l'ont alerté vers 13 h 30.

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« J'étais en bordure des jeux d'eau où mes enfants s'amusaient, au terrain de l'OTJ (NDLR : hors de la plage et du lac), quand c'est arrivé. Le jeune homme ne savait pas nager. J'ai plongé dans l'eau, je l'ai cherché et je l'ai trouvé au fond. Je l'ai remonté et une femme m'a aidé à le sortir en le hissant. Je ne sais pas depuis combien de temps il se trouvait dans l'eau », a raconté M. Boulet en entrevue avec La Tribune.

« J'ai tout de suite commencé les manœuvres de réanimation, les techniques RCR pour la réanimation cardiaque et le bouche-à-bouche pour la respiration », explique-t-il.

L'homme de 26 ans qui a échappé à la noyade reposait toujours dans un état critique mais stable, lundi, au CHUS, Hôpital Fleurimont, selon le service des communications de la Sûreté du Québec.

Le geste posé par Jean-René Boulet, âgé de 37 ans, lui a vraisemblablement sauvé la vie, ou du moins lui a donné une chance de s'en sortir.

« Il y avait plusieurs curieux autour, relate encore M. Boulet. Le jeune homme, d'après ce qu'on a su, prenait une marche avec sa copine. On a également appris qu'il avait 26 ans, car il paraissait jeune. J'espère qu'il va s'en sortir. »


« C'est depuis que j'ai l'âge de 16 ans que je connais la RCR. »
Jean-René Boulet

Après les manoeuvres prodiguées par M. Boulet, des pompiers de Lac-Mégantic sont arrivés en Zodiac et ont pris la relève auprès de la victime jusqu'à l'arrivée des ambulanciers.

Jean-René Boulet estime n'avoir fait que son « devoir de bon citoyen », en mettant à l'oeuvre ses connaissances de pompier pour la réanimation cardiaque.

Jean-René Boulet

« Où je travaillais auparavant à La Guadeloupe, dans la Beauce, j'ai un collègue de travail qui avait fait une crise cardiaque et qui était décédé au travail. J'avais fait les manœuvres de réanimation, mais il était mort dans mes bras », a confié l'homme qui a fait preuve de sang-froid et qui est pompier volontaire depuis environ quatre ans.

« C'est depuis que j'ai l'âge de 16 ans que je connais la RCR, j'ai toujours voulu être apte à faire ce qu'il faut dans ces circonstances. J'ai l'avantage de ne pas être nerveux. Je suis du genre à réfléchir avant d'agir. Je ne panique pas pour rien. Mais ce sont des cas où on fait juste son possible! » a-t-il conclu.