Plusieurs Québécoises ont campé ensemble en plein milieu du désert marocain pour cette dernière nuit avant l’arrivée, jeudi.

Roses des sables: presque la fin

Sidi Ali, MAROC — Quoi de mieux qu’une bonne vieille tente dans le milieu du désert africain après une longue journée au volant !

À la veille de l’arrivée à Tazarine, les Roses ont campé en autonomie à leur dernière nuit de l’aventure.

L’étape nommée « Marathon Woman » avait de quoi intimider. Lors des instructions données la veille par Jean-Jacques Rey, le fondateur du Trophée Roses des sables, en compagnie de sa fille Géraldine, avait été bien clair : il fallait passer les 187 km pour ne pas être rapatriées… en y ajoutant la liaison de 42 kilomètres pour se rendre au départ ! Il leur fallait donc franchir au minimum 230 kilomètres, en se basant, rappelons-le, uniquement sur un carnet de route aux illustrations et instructions sommaires et sur une boussole.

C’est donc avec un certain stress que certaines se sont élancées du bivouac adjacent aux dunes.

L’étape fut longtemps sans histoire, alors que le parcours s’étirait sur de longues surfaces planes entre des massifs rocheux. Il aurait été facile de s’imaginer qu’au Québec des lacs auraient occupé cet espace. Mais dans cette partie du Maroc, les cours d’eau ne prennent vie que quelques jours par année. Et encore.

Une fois passé le point minimal, les participantes devaient s’installer en plein milieu du désert. Réparties en divers groupes distants de quelques kilomètres, elles ont monté leurs tentes et partagé leurs repas qu’elles transportaient avec elles depuis le début. Repas qu’elles ont même partagé avec le journaliste qui a décidé lui aussi de vivre l’aventure.

La soirée a été pimentée de quelques danses et activités, mais la fatigue a eu rapidement le dessus.

Interrogées en groupe, les participantes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont avoué ressentir une certaine fébrilité à l’idée de compléter leur aventure jeudi. Elles avaient bien hâte de revoir leur famille, mais en même temps, elles étaient tristes de savoir qu’il ne leur restait qu’une journée à parcourir de vastes étendues aux paysages à couper le souffle. Elles savouraient ces moments où elles n’avaient qu’à penser à quelle route emprunter, à quelle butte franchir ou à quel cap suivre, plutôt que de penser aux mille et une préoccupations d’une mère de famille.

Jeudi, elles n’auront qu’environ 125 kilomètres à franchir sur les 385 du total de l’étape.

Elles croiseront bien encore quelques enfants qui les salueront au milieu du désert, ou quelques Berbères qui tenteront de leur vendre un ou deux souvenirs pour mieux nourrir leur famille.

Mais jeudi, elles termineront de façonner une panoplie de souvenirs où elles auront été, toutes ensemble, des Roses des sables.