Pour plusieurs raisons comme celle d’avoir des enfants à la maison 24 heures sur 24 ou de ne pas pouvoir compter sur les mêmes ressources, techniques ou humaines, qu’auparavant, les employés peuvent avoir de la difficulté à maintenir l’efficacité au travail qu’ils avaient avant la pandémie.
Pour plusieurs raisons comme celle d’avoir des enfants à la maison 24 heures sur 24 ou de ne pas pouvoir compter sur les mêmes ressources, techniques ou humaines, qu’auparavant, les employés peuvent avoir de la difficulté à maintenir l’efficacité au travail qu’ils avaient avant la pandémie.

Revoir sa productivité en télétravail

SHERBROOKE — Pour certains la pandémie et le confinement n’ont pas changé grand-chose à leurs habitudes de travail alors que d’autres ont vu leur monde professionnel s’écrouler. Il est dans ce contexte important de revoir ce qu’est une contribution « réaliste et raisonnable » au travail selon le professeur de l’Université de Sherbrooke, François Courcy.

« On est dans un flou incroyable quant à la contribution au travail qui est attendu dans un cadre de télétravail, pandémie et confinement avec des familles à la maison », explique le spécialiste de la santé au travail, du sentiment d’efficacité personnelle et des changements systémiques dans les organisations.

Pour plusieurs raisons comme celle d’avoir des enfants à la maison 24 heures sur 24 ou de ne pas pouvoir compter sur les mêmes ressources, techniques ou humaines, qu’auparavant, les employés peuvent avoir de la difficulté à maintenir l’efficacité au travail qu’ils avaient avant la pandémie.

« Pour certaines personnes, c’est un deuil important de ne plus être au bureau ou de ne pas être capable de maintenir la production, souligne M. Courcy. On doit revoir, parfois à la baisse, parfois en priorisant ou en distribuant certaines tâches. Ça demande de la générosité, de la compassion et de la flexibilité à tout le monde. »

« L’objectif que les gens devraient se donner c’est de réussir à passer à travers en ayant une contribution réaliste et raisonnable, poursuit-il. Voici mon contexte et voici ce que je peux faire. »

François Courcy

Culpabilité

Un sentiment de culpabilité peut même apparaître chez certains employés qui ont l’impression de laisser tomber leurs collègues ou leur entreprise.

« Si vous vous sentez coupable, au lieu de rester captif de cette culpabilité, allez valider ou en parler, mentionne M. Courcy. La culpabilité a tendance à nous isoler et nous habiter. Il y a beaucoup de gestionnaires qui me disent que leurs employés veulent être certains de faire la bonne chose. Ils veulent avoir leur OK pour se sentir moins coupables. »

L’aspect humain du télétravail a été un peu oublié à travers tout ce qui se passe selon le professeur.

« Au début, on a beaucoup axé sur l’acquisition de moyens de télécommunication, indique-t-il. Ce volet technique est important, mais tout le volet de l’adaptation de l’employé à une nouvelle réalité n’a pas été envisagé au début. Ce n’est pas tous les employeurs qui ont une grande expertise. Il y a des gens seuls à la maison et l’enjeu c’est qu’ils trouvent ça dur d’être isolés. Les parents eux ne s’ennuient pas, mais sont épuisés. Ces habitudes sont bouleversées ».