Rémy Girard découvrira le Festival REGARD à titre de porte-parole de la 23e édition de l’événement.

Rémy Girard, porte-parole de REGARD

Après quelques tentatives infructueuses, le souhait de l’équipe de REGARD se concrétise. Rémy Girard sera le porte-parole de la 23e édition du festival du court métrage.

Du 13 au 17 mars prochain, l’acteur originaire de Jonquière prendra part pour une première fois au festival. Une nouvelle qui fait la fierté de l’équipe.

« On est vraiment chanceux. On est vraiment fiers parce que ça faisait plusieurs années qu’on souhaitait inviter Rémy à venir participer au festival et à venir le représenter avec nous. On adore faire ça avec des gens qui viennent d’ici et qui sont aussi fiers de la région que du festival. Rémy n’a jamais eu la chance de participer au festival. C’est d’autant plus une fierté et une joie pour nous de l’accueillir », affirme Marie-Elaine Riou, directrice générale du Festival REGARD.

Rémy Girard a marqué l’histoire du cinéma et de la télévision. Celui qui mène une carrière professionnelle depuis 1973 a notamment joué dans Le Déclin de l’empire américain, Incendies, Les Invasions barbares, Les Bougon, c’est aussi ça la vie ! et Les Boys.

Après Émile Proulx-Cloutier en 2017, puis Sarah-Jeanne Labrosse en 2018, le choix de Rémy Girard s’inscrit dans la volonté de l’équipe d’avoir recours à un éventail varié de porte-paroles.

« Offrir des porte-paroles différents, c’est un choix pour rallier différents types de publics. Même si le court métrage est de plus en plus connu sur différentes plateformes, en festival, je pense que c’est le meilleur moyen de le découvrir. C’est aussi une belle façon d’agrandir la famille du court métrage et la famille de REGARD. »

Rémy Girard sera à Saguenay tout au long du festival. « C’est certain qu’il ne va pas se déplacer pour rien. L’équipe travaille déjà très fort à monter la programmation de la prochaine édition. On va équilibrer son séjour entre les visionnements de courts métrages, pour qu’il puisse lui aussi les voir en salles avec le public, et différentes activités du festival », promet la directrice générale.

Rémy Girard agira à titre de porte-parole de la 23e édition du Festival REGARD. Sa présence fait le bonheur de Marie-Elaine Riou, directrice générale du festival de court métrage.

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POUR L'AMOUR DU CINÉMA ET DE LA RÉGION

Rémy Girard a déjà été porte-parole pour certaines causes, mais jamais pour un événement artistique. Sa participation à REGARD prendra donc des allures de grande première conjuguant son amour du cinéma et son attachement pour sa région natale.

Après quelques rendez-vous manqués, Rémy Girard découvrira le Festival REGARD, et ce, à titre de porte-parole de la 23e édition. 

« Les fois précédentes, ça ne fonctionnait pas avec l’horaire. Cette fois, ça marchait bien », affirme celui qui était de passage à Saguenay mardi afin de prendre part au tournage de la publicité du festival. « Tout ce qui concerne le cinéma m’intéresse. Au fil du temps, j’ai aussi découvert que c’est un festival très important. Je veux contribuer à faire connaître la qualité du festival », affirme-t-il. 

Rémy Girard est enthousiaste à l’idée de découvrir les créations des cinéastes. « J’aime regarder des courts métrages. Le court métrage est souvent la porte d’entrée du cinéma pour les jeunes réalisateurs et réalisatrices. Mais c’est aussi un art en soi. Il est souvent plus difficile et audacieux de raconter une histoire courte, affirme le comédien. De grands courts métrages québécois ont marqué mon imaginaire. Entre autres, Les Raquetteurs de Michel Brault et Gilles Groulx, qui est considéré à travers le monde comme le précurseur du cinéma-vérité, L’homme qui plantait des arbres de Frédéric Back, avec la belle voix chaude du grand Philippe Noiret, Trotteur d’Arnaud Brisebois et Francis Leclerc, Next Floor de Denis Villeneuve, sélectionné à Cannes. »

Il évoque aussi Wamin, de la jeune réalisatrice atikamekw Katherine Nequado. Le court métrage qui parle d’une jeune femme qui quitte sa réserve était présenté avant les représentations de La chute de l’empire américain.

Outre son amour du cinéma, l’attachement de Rémy Girard pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean a pesé dans la balance au moment d’accepter le rôle de porte-parole du festival. 

« J’ai été porte-parole pour les familles de gens qui ont des handicaps comme mon garçon, et pour le Camp Papillon où il est allé. Mais pour un événement artistique, je crois bien que c’est une première, souligne celui dont l’horaire est bien garni. J’ai un grand attachement pour la région. Ici, c’est chez moi. J’ai vécu à Jonquière jusqu’à l’âge de 17 ans. J’ai vécu ma jeunesse ici, c’est ici que j’ai commencé le théâtre », rappelle celui pour qui la Salle François-Brassard et l’Auditorium Dufour évoquent des souvenirs heureux.

Rémy Girard profitera de son passage pour retourner dans les quartiers de son enfance. 

« J’ai grandi sur la rue Vaillancourt, au coin de la rue Fontaine. Mes grands-parents étaient nos voisins. La rue Vaillancourt a été nommée ainsi à cause de mon grand-père qui y avait offert des maisons à ses enfants. Le coin n’a pas changé. Toute mon enfance s’est passée là et dans le quartier Beaumont, près du mont Jacob. »

Télévision, cinéma et théâtre

Le séjour marquera un arrêt dans le calendrier de jeu du comédien qui est aussi actif sur les planches qu’au petit et au grand écran. 

Le public peut actuellement voir Rémy Girard à la télévision dans L’Échappée. Dès janvier, il prendra les traits de Ménénius Agrippa dans la pièce Coriolan présentée au TNM dans une mise en scène de Robert Lepage. 

En 2019, le public pourra le voir à deux occasions sur grand écran. Il campe un ermite dans Il pleuvait des oiseaux de Louise Archambault, un film tourné en partie dans la Réserve faunique des Laurentides mettant également en vedettes Andrée Lachapelle et Gilbert Sicotte. 

Il incarne également un homme atteint d’Alzheimer dans Tu te souviendras de moi d’Éric Tessier. « C’est un rôle exigeant émotivement. Mon père a été atteint d’Alzheimer. Je l’ai vu dépérir, être prisonnier de son corps. »

Le comédien se considère chanceux de se voir confier des rôles si riches et différents à la fois. « J’ai joué un Hells dans La chute de l’empire américain, Stan dans Les Boys, Pogo dans La Petite Vie,... J’ai été chanceux. J’ai joué des personnages tellement différents au cinéma et à la télévision. Ça donnerait tout un show si on les réunissait ! », souligne-t-il, incapable de s’empêcher de sourire.