Le site de la Fromagerie St-Albert dans l'Est ontarien a accueilli 243 moulins à battre qui ont fonctionné simultanément, dimanche, un record mondial Guinness.

Record Guinness pulvérisé à St-Albert

François Latour et la municipalité de La Nation, dans l’Est ontarien ont regagné leur record du monde Guinness du plus grand nombre de moulins à battre fonctionnant simultanément sur un même site.

Un total de 243 batteuses ont été en marche en même temps pendant au moins cinq minutes sur les terrains de la Fromagerie St-Albert, dimanche après-midi. Le record précédent établi au Manitoba en 2016 était de 139 machines.

M. Latour avait inscrit son nom une première fois dans le Livre des records Guinness en 2015 avec 111 moulins en activité à St-Albert. Le président de l’événement était très fier de reprendre son titre, dimanche, après plus de deux ans de travail.

« J’ai tout le temps voulu avoir mon nom dans le grand Livre des records Guinness. Je l’ai eu pendant un an, je l’ai perdu, et là je le reprends avec une barre assez haute à battre », a raconté François Latour.

Michael Empric, adjudicateur pour le Livre des records Guinness à New York, s’est dit impressionné par la passion des fermiers envers leurs machines servant à séparer le grain de la paille.

On s'affaire à nourrir les moulins à battre.

« C’est très inspirant. Au Livre des records Guinness, nous croyons que tout le monde peut détenir un record mondial sous quelque forme que ce soit. De voir la passion de la communauté ici est très enivrant », a partagé M. Empric.

Ruban rose humain

Les gens à St-Albert tentaient aussi dimanche après-midi d’établir un deuxième record mondial en quelques heures en cherchant à accueillir au moins 8265 personnes arborant le rose et assemblées en forme de ruban humain, mais le défi était de taille. Quelque 3415 personnes ont répondu à l’appel. Le record établi en 2015 de 8264 participants reste donc en Arabie saoudite.

Josée Leroux, une survivante du cancer du sein, a participé aux deux activités.

« Je voulais appuyer M. Latour. Je trouvais que c’était important pour toute l’énergie qui a été mise là-dedans », a expliqué Mme Leroux, qui était bien heureuse d’avoir été de ceux qui ont permis de battre le record des moissonneuses-batteuses.

« Nous étions une trentaine de survivantes qui ont nourri les moulins à battre, a-t-elle précisé. C’est un événement rassembleur avec une belle participation de la communauté ».

L’initiative était au profit de la Société canadienne du cancer. La femme de M. Latour est décédée du cancer du sein en 2015. 

Tenter de battre le record mondial était une autre grande aventure et un défi émotionnel pour M. Latour.

« Je suis certain que ma femme est contente que je réalise ce projet ainsi que la collecte de fonds pour le cancer du sein », a indiqué M. Latour, qui a tenu à saluer les participants aux deux activités ainsi que les bénévoles qui ont permis que le tout se déroule bien.

François Latour

La journée aura permis d’amasser 100 000 $ pour la Société canadienne du cancer. 

Marie-Claire Ivanski, représentante locale de l’organisation, a indiqué que les fonds recueillis iront pour la recherche sur le cancer du sein. 

« J’en ai encore des frissons, a-t-elle résumé en référence à la générosité des gens. C’est incroyable comment nous avons apprécié travailler sur ce projet pendant deux ans avec François ».

Le record n’a pas été fracassé, mais l’activité aura permis de sensibiliser les gens à la cause, a-t-elle signalé.

« On a fait une tentative, et on est très heureux du résultat. Ça a fait jaser les gens. Si on peut faire jaser les gens sur le cancer du sein, on sera content », a indiqué Mme Ivanski.