C'était le premier véritable test pour la Ligne de la Confédération lundi matin, avec la toute première heure de pointe sur le circuit. Des centaines de personnes ont monté à bord du train léger.

Première heure de pointe du train léger à Ottawa: des usagers satisfaits

L’enthousiasme demeure, deux jours après le lancement de la Ligne de la Confédération, mais la routine commence tout de même à s’installer.

« Je regardais les gens ce matin et ils avaient vraiment l’air de prendre le train depuis un bon moment déjà, souligne Shane Séguin, créateur du site web otrainfans.ca. La grande majorité des gens sait déjà où aller. J’imagine que c’est signe que l’affichage est bien fait. »

M. Séguin incarne bien le slogan « Prêt pour l’O-Train » tapissé partout en ville par OC Transpo, lui qui a emprunté le train léger tous les jours depuis son ouverture.

« Je crois que c’est fantastique. La circulation des usagers est vraiment fluide, commente Shane Séguin. Le potentiel pour notre ville est immense. Selon moi, jusqu’à maintenant, c’est un énorme succès. »

De son côté, Matt Davis a effectué le trajet entre les stations Pré Tunney et Rideau lundi matin pour se rendre au travail. Si le temps du trajet de sa résidence au centre-ville est similaire, il dit tout de même avoir apprécié son expérience.

« Ce n’était pas trop plein, c’est plus spacieux qu’un autobus. Il y a moins d’attente également », lance M. Davis.

Établie à Ottawa depuis environ trois ans, TJ Misra croit que la Ligne de la Confédération aura un impact positif sur son quotidien.

« Je n’aurai plus besoin de débarquer le soir à des arrêts d’autobus sombres, dans des secteurs un peu louches de la ville, se réjouit Mme Misra. C’est peut-être à cause de mes origines californiennes, mais je crois aussi que ça améliorera les déplacements durant l’hiver. Je fais davantage confiance au train dans la neige qu’à un chauffeur d’autobus. »

Tj Misra avait bien hâte de finalement s’asseoir dans ce train, un projet dont on parle depuis son arrivée dans la capitale fédérale.

« Je voyais les affiches être mises à jour constamment. Ça disait d’abord ‘Prêts pour l’O-Train : embarquement en 2017’, puis 2018 et finalement 2019 ! »

Mode observation

Si la première heure de pointe s’est bien déroulée lundi matin, une courte interruption du service s’est produite en fin de journée.

« Il y a eu une occurrence où un opérateur a dû réagir à un problème technique dans un train, ce qui a mené à un retard d’environ huit minutes, indique le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, dans une mise à jour envoyée peu avant 19 h lundi. Le train a été rapidement remis en service. »

La Ville d’Ottawa et OC Transpo assurent par ailleurs qu’ils continuent de garder un œil attentif sur le réseau, surtout parce que le réseau d’autobus sera complètement modifié dans trois semaines.

« C’est une chose que je surveillais attentivement ce matin, combien de personnes restaient dans l’autobus et combien prenaient le transfert dans le train léger. Certains sont restés dans leur autobus, mais la grande majorité débarquait pour prendre le train », rapporte le conseiller de Kanata-Sud et président de la Commission du transport en commun (CTC),
Allan Hubley.

« On va observer comment se déroule cet achalandage et comment ça va fonctionner. On va s’ajuster au fur et à mesure, mais l’expérience de ce matin a très bien été », ajoute le conseiller d’Alta Vista et vice-président de la CTC,
Jean Cloutier.

Le directeur général d’OC Transpo réitère de son côté qu’avec le train léger qui réduit grandement le nombre de trajets d’autobus au centre-ville, l’ensemble du réseau de transport en commun d’Ottawa va gagner en fiabilité. Il demeure confiant de voir d’importantes améliorations au service lorsque le réseau d’autobus sera complètement intégré au train léger, le 6 octobre prochain.

« Au-delà de 98 % des trajets d’autobus vont être connectés au train léger, rappelle M. Manconi. Le conseil a investi 5 millions $ pour le développement de nouvelles routes et pour augmenter leur fréquence. »