Le système de paye Phénix vient d’atteindre un nouveau sommet avec 589 000 transactions en attente de traitement. Une épine dans le pied pour le gouvernement canadien en fin d’année.

Phénix atteint un nouveau sommet

Plus les mois passent et plus la situation se détériore avec le système de paye Phénix alors que le nombre de transactions en attente de traitement a atteint un autre nouveau sommet à 589 000, dont plus de 415 000 ont des incidences financières.

Dans sa mise à jour faite vendredi, le ministère des Services publics et de l’Approvisionnement explique que cette augmentation du nombre de mouvements ayant une incidence financière et dépassant la charge de travail normale a augmenté parce que la priorité est actuellement mise sur le traitement des paiements rétroactifs découlant des nouvelles conventions collectives.

« Or, le traitement de ces paiements s’est avéré plus complexe et plus long que nous l’avions prévu au départ. Ces paiements remontent à plusieurs années (jusqu’à 2014 dans certains cas) et nécessitent que nous récupérions des données de l’ancien système de paye du gouvernement », explique-t-on dans le document du ministère.

La mise à jour fait état d’une augmentation de la charge de travail plus importante que celles rapportées dans les tableaux de bord précédents, et ce, pour deux raisons, précise le ministère. 

« Premièrement, il a été établi que 44 000 mouvements que le Centre des services de paye avait déjà reçus, mais qui n’avaient pas encore été évalués, avaient une incidence financière. Ces mouvements ont donc été ajoutés au volume de mouvements à traiter. Deuxièmement, le présent tableau de bord porte sur trois périodes de paye (trois payes ont été émises en novembre), tandis que les tableaux de bord antérieurs ne portaient que sur deux périodes de paye ».

Une fois le travail lié aux nouvelles conventions collectives, le ministère souligne qu’il portera son attention sur le traitement des trop payés afin d’en réduire au minimum les répercussions fiscales sur les employés concernés. Ensuite, on affectera les ressources en rémunération aux mouvements qui sont en attente. 

« Le nombre de ces mouvements commencera à diminuer en 2018 », estime le ministère.

Au total, il y a actuellement 589 000 mouvements en attente de traitement au Centre des services de paye, dont 415 000 mouvements ayant des répercussions financières, dont 335 000 dépassent la charge de travail normale et 80 000 font partie de la charge de travail normale. 90 000 mouvements n’ont aucune répercussion financière, ou sont liés à des demandes de renseignements généraux. Il reste aussi 54 000 mouvements à traiter relativement à la mise en œuvre des conventions collectives et 30 000 autres qui doivent être fermés.

De plus, le 29 novembre, il y avait 30 000 mouvements touchant 18 000 employés qui travaillent pour 27 ministères non desservis par le Centre des services de paye. Ces mouvements ne représentent pas nécessairement des problèmes de paye, mais plutôt le nombre de mouvements de paye en attente.