L’aréna Baribeau ne répond pas aux exigences de la Santé publique pour offrir un environnement protégé aux équipes de la LHJMQ.
L’aréna Baribeau ne répond pas aux exigences de la Santé publique pour offrir un environnement protégé aux équipes de la LHJMQ.

Pas de «bulle» LHJMQ à Gatineau

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
À moins de voir l’Outaouais sortir de la zone rouge dans les prochains mois, il ne devrait plus y avoir de matches de la LHJMQ à Gatineau au cours de la saison 2020-21.

Dans les circonstances, la création d’environnements protégés comme celui de Québec est sérieusement envisagée par la LHJMQ. Ces « bulles » permettraient à ses équipes de disputer 30 autres matches après le congé des Fêtes, mais ne comptez pas sur les Olympiques de Gatineau pour organiser l’une de ces bulles en 2021.

Le cahier de charge pour accueillir un tel événement a été envoyé à toutes les équipes du circuit Courteau mardi et les Olympiques auront trop d’obstacles à contourner pour remplir les conditions requises par la Santé publique.

D’abord, les Olympiques n’ont pas de domicile fixe. La Santé publique requiert l’exclusivité de l’amphithéâtre pour les équipes de la LHJMQ qui voudront accueillir des matches pendant de courtes périodes allant de deux à neuf jours. Ensuite, il faut avoir six vestiaires à la disposition des équipes qui seront de passage.

L’aréna Baribeau pourrait être réservé à l’usage exclusif des équipes de la LHJMQ pendant un court moment, mais l’exigence des six vestiaires vient éliminer le domicile temporaire des Olympiques de l’équation.

« Même si nous voulions créer une bulle à Gatineau, ce serait très difficile de bien faire les choses avec ce que nous avons ici. Nous n’avons pas notre propre domicile et il n’y a aucune marge de manœuvre dans la création d’une bulle. Je ne suis pas certain que la ligue voudra courir un risque avec nos installations », a expliqué le représentant des membres des Olympiques à la LHJMQ, Jocelyn Cayer.

Centre Slush Puppie ?
Les travaux des trois glaces communautaires du Centre Slush Puppie seront terminés à la reprise des activités prévues à partir du 17 ou du 20 janvier dans la LHJMQ, mais encore là, les Olympiques ont trop de défis à relever.

Les travaux continuent d'avancer au Centre Slush Puppie.

« Je ne pense pas que nous pourrons monopoliser les trois glaces communautaires. Nous aurions eu plus de chance si la glace principale du Centre Slush Puppie avait été prête, mais ce n’est vraiment pas pour tout de suite. Le Complexe Branchaud-Brière est réservé pour l’Intrépide de Gatineau et le hockey mineur doit déjà avoir loué toutes les heures de glace disponibles. Je pense que nous allons devoir passer notre tour. Il y a trop d’incertitude encore à Gatineau pour le moment », a ajouté Jocelyn Cayer.

Dans son scénario idéal, qui devra être approuvé par la Santé publique, la LHJMQ compte créer cinq à six bulles au Québec à partir de la mi-janvier afin de permettre à ses équipes de terminer l’année avec 30 autres matches avant les séries éliminatoires.

Pour l’entraîneur-chef et directeur général Louis Robitaille, même les patinoires communautaires du Centre Slush Puppie ne rempliront pas les exigences de la LHJMQ.

« Ça prend tout un système de caméras pour présenter les matches, des bandes aux normes de la LNH, des vestiaires conformes et ça prend l’exclusivité de l’amphithéâtre, ce qui ne sera pas possible. »

La possibilité de créer une bulle à Ottawa à la Place TD a été effleurée, mais rapidement écartée.

« Ne cherchez pas trop loin. Nous n’allons pas recevoir d’équipes de la LHJMQ dans une bulle dans la région », a laissé tomber Louis Robitaille.

Au Québec, les villes de Québec, Shawinigan et Sherbrooke semblent les plus en mesure d’offrir des environnements protégés aux équipes de la LHJMQ en 2021.