Une équipe de monteurs de lignes travaille à rebrancher des clients de Dunrobin privés d’électricité depuis le passage d’une tornade, vendredi

Ottawa s’apprête à affronter la pluie

Véritable course contre la montre à Ottawa. Les sinistrés de Dunrobin ont redoublé d’efforts lundi afin de couvrir leur résidence avant que la pluie ne se mêle de la partie.

Plus de 200 bénévoles ont prêté main-forte aux sinistrés avec le support des effectifs de la Ville. La priorité consistait à installer des bâches sur les toits et les fenêtres des maisons afin de les protéger et d’empêcher que l’eau s’infiltre.

« On se prépare pour essayer de couvrir les maisons et les toitures. On veut s’assurer que c’est protégé. On a des équipes qui nettoient les fossés pour s’assurer que les égouts n’aient pas de débris et que l’eau puisse s’écouler », explique le chef du Service de police d’Ottawa, Charles Bordeleau.

Ce dernier soutient que les travaux ont pu avancer rapidement grâce à la température clémente du week-end. Les averses prévues mardi occasionneront leurs lots de défis, « mais les gens vont continuer à travailler », assure le chef de police.

La majorité des propriétaires ont pu se rendre à leur résidence, mais sept d’entre eux étaient toujours à l’extérieur de la ville lundi après-midi.

En tout, 53 maisons ont été lourdement endommagées dans ce secteur de l’ouest de la ville. La moitié des immeubles pourront être réparés, tandis que les autres devront être reconstruits.

Les propriétaires sont invités à contacter leur compagnie d’assurance avant de souscrire au programme d’aide du gouvernement provincial. 

Aucun cas de pillage

Les policiers d’Ottawa patrouillent dans les secteurs sinistrés afin de protéger les résidences et d’éviter que des cambrioleurs visitent les maisons vides.

En date de lundi après-midi, aucun acte de vandalisme n’avait été répertorié du côté de la capitale fédérale.

« Selon l’expérience que nous avons déjà vue dans d’autres communautés, les crimes peuvent devenir un problème dans ce genre de situation. C’est une réalité, mais avec la présence des agents de police on peut limiter les incidents qui auraient pu avoir lieu dans la communauté », confie le chef Bordeleau.

Les citoyens qui désirent venir en aide aux sinistrés sont invités à contacter la Croix-Rouge et les organismes de bienfaisance. 

« Du côté des bénévoles comme tels, nous sommes corrects, assure M. Bordeleau. Présentement le besoin c’est d’allouer des fonds pour supporter les victimes. »

« C’est déroutant »

Les sinistrés rencontrés par Le Droit, lundi matin au centre d’hébergement d’urgence à l’école West Carleton, étaient satisfaits du travail de coordination de la ville et des partenaires.

Plusieurs ont été jumelés à des bénévoles pour nettoyer leur terrain et recouvrir leur maison à l’aide de toiles.

De leurs côtés, Dan et Carol Finnerty s’estimaient chanceux dans leur malchance.

« C’est la première fois qu’on vit un tel désastre. C’est déroutant, souligne M. Finnerty. Nous sommes habitués de voir ces situations-là dans des films ou à la télévision, mais ça nous arrive à nous. »

Le couple confie avoir été sous le choc les deux premières journées. Ils sont désormais en mode reconstruction. « C’est un peu intimidant quand on pense à tout ce qui doit être fait, mais on a le support de nos amis et notre famille. Quand on se parle entre voisins on se rend compte que nous sommes tous dans le même bateau. »