La détermination de l’employé municipal, Steve Rockburn, a permis de déloger un petit chaton noir qui était coincé dans une canalisation souterraine.
La détermination de l’employé municipal, Steve Rockburn, a permis de déloger un petit chaton noir qui était coincé dans une canalisation souterraine.

Opération de sauvetage inusitée pour un chaton coincé dans une canalisation

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Un chaton coincé dans une canalisation souterraine à Cowansville est à l’origine d’une opération de sauvetage inusitée. Policiers et pompiers y ont participé avec un employé municipal et la SPA locale, en présence de plusieurs citoyens préoccupés par le sort du petit félin.

«Ça fait près de 22 ans que je suis de garde à la ville de Cowansville. Et c’est le plus beau call de ma vie. Je me fais souvent appeler pour aller ramasser un chevreuil qui s’est fait frapper ou mettre du sel quelque part. Mais j’étais sur le top de la montagne avec un call comme ça qui me permettait d’aller porter secours», lance Steve Rockburn, qui oeuvre au service des travaux publics.

Celui-ci s’est retrouvé au coeur des opérations dimanche dernier, après avoir été contacté par un policier de la Sûreté du Québec pour un petit chaton noir tombé dans un puisard, près du restaurant A&W, sur le boulevard Jean-Jacques-Bertrand.

Le policier et une poignée de citoyens étaient regroupés aux abords du puisard, lorsqu’il s’est présenté sur place. Steve Rockburn est descendu dans l’ouverture au sol qui donnait accès à un long tuyau transversal en ciment d’une centaine de pieds, où s’était réfugié le félin.

«Je l’entendais miauler. J’ai pris une flashlight et j’ai regardé dans le trou. Je voyais juste les petits yeux du chaton. Mais il était environ une cinquantaine de pieds plus loin. Je ne sais pas comment il s’est rendu là», explique-t-il.

Les appels de l’employé municipal pour essayer de l’attirer vers lui n’ont pas porté leurs fruits. Apeuré, le chaton, âgé d’environ six semaines, refusait de bouger.

On ignore comment le jeune chaton noir s'est retrouvé dans cette fâcheuse position.

Vague d’eau

C’est en discutant avec un pompier sur place que l’idée d’utiliser un boyau du service d’incendie pour générer une vague d’eau à partir de l’autre extrémité du tuyau pourrait aider à déloger le chat de là.

«Et c’est exactement ce qui s’est passé, raconte Steve Rockburn. Les pompiers sont arrivés. Ils sont descendus à l’autre extrémité du puisard avec une hose. Avec une radio portative, je coordonnais la situation. Je disais au pompier de mettre plus ou moins de pression. Quand l’eau s’est mise à arriver plus vite, le chaton est venu vers moi. Dès que j’ai pu, je l’ai pris et je l’ai remonté à la surface.»

Se décrivant comme un «animal lover», l’employé des travaux publics de Cowansville affirme qu’il était même prêt à s’aventurer dans le tuyau pour aller chercher le chaton.

«Je l’entendais miauler, mais j’entendais aussi qu’il prenait de l’eau. J’ai été vraiment content quand j’ai vu qu’il commençait à s’en venir vers moi. (...) S’il n’avait pas eu d’aide, il serait resté là», laisse tomber M. Rockburn qui s’est lui-même retrouvé trempé dans l’aventure.

«Ça sortait de l’ordinaire», lance le directeur général de la SPA des Cantons, Carl Girard. Il s’est aussi rendu sur place après avoir reçu un appel de la Sûreté du Québec.

Carl Girard a salué la détermination dont a fait preuve Steve Rockburn (sur la photo). «L’employé municipal a été solide là-dessus. Il avait les pieds dans l’eau pas mal jusqu’à la taille. Il voulait absolument le (chaton) sortir de là. J’ai été très épaté parce qu’il n’y avait rien qui l’obligeait à faire ça», fait-il valoir.

Situation inusitée

Selon lui, des citoyens étaient aussi prêts à passer à l’action pour sortir le chat de cette situation inusitée.

Carl Girard salue d’ailleurs la détermination dont a fait preuve Steve Rockburn. «L’employé municipal a été solide là-dessus. Il avait les pieds dans l’eau pas mal jusqu’à la taille. Il voulait absolument le (chaton) sortir de là. J’ai été très épaté parce qu’il n’y avait rien qui l’obligeait à faire ça», fait-il valoir.

Ce dernier affirme que le chaton a par la suite été pris en charge par la SPA qui lui a assuré les soins de base. La citoyenne qui aurait signalé la présence du chat dans le puisard a toutefois manifesté le désir de l’adopter. La Voix de l’Est n’a pas pu la joindre, mais le petit minet lui a été remis le lendemain de l’opération sauvetage. «Ça c’est super bien fini», se réjouit le DG de la SPA des Cantons.