Maxime Vanier

On tente de lui couper un doigt et de lui arracher un œil

SHERBROOKE — Benoit Desrosiers, Roxanne Lapointe et Maxime Vanier sont accusés d’avoir tenté de couper un doigt et d’arracher un œil à un individu pour un différend de 150 $ relié à la drogue à Sherbrooke.

Les trois accusés auraient gardé de force un individu pour obtenir la somme due en mai dernier sur la rue Short à Sherbrooke. Vanier aurait tenté de lui arracher un doigt avec une pince, alors que Desrosiers a essayé de lui arracher un œil avec une cuillère.

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Une dette de drogue serait à l’origine du branle-bas au motel La Marquise

Le trio subissait son enquête sur remise en liberté, lundi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Une enquêteure du Service de police de Sherbrooke est venue expliquer que le 27 mai dernier, le couple Maxime Vanier et Roxanne Lapointe aurait commis ces graves gestes avec Benoit Desrosiers.

Les trois complices sont accusés de séquestration, voies de fait graves et voies de fait armées. 

L’événement principal a commencé à l’hôtel Albert. La victime a acheté des stupéfiants à Maxime Vanier, mais ce dernier ne les aurait pas remis. En passant devant le véhicule de Vanier, la victime a repris son 150 $. 

Vanier, surnommé l’avocat dans le milieu des stupéfiants en raison de sa formation en droit, l’aurait alors invité à aller prendre une « pof » chez lui sur la rue Short.

Roxanne Lapointe était sur place avec Desrosiers.

La victime a été séquestrée dans le logement. L’homme a été attaché à une chaise avec du ruban gris puis des attaches de plastique. Un bas a été placé sur sa bouche. Il aurait été battu avec un bâton télescopique, un balai et à coups de pied et de poing.

Desrosiers aurait tenté de lui arracher un œil avec ses doigts puis avec une cuillère. 

Roxanne Lapointe

Une paire de pinces a été utilisée par Vanier pour vraisemblablement lui couper un doigt.

L’événement aurait duré environ dix heures.

La victime, un individu criminalisé qui consomme beaucoup de stupéfiants, a été soignée pour ses graves blessures. Il avait une abrasion de la cornée, une profonde coupure au doigt, des pneumothorax et des fractures aux côtes et aux vertèbres.

Les autorités ont craint pour sa vie.

Quelques semaines plus tard, Desrosiers l’aurait frappé avec un bâton de baseball. La victime a alors eu un coude fracturé. Des accusations de vol qualifié ainsi que de voies de fait armées et voies de fait causant des lésions ont été ajoutées. 

Me Julie Beauchemin, qui assure la défense de Vanier, a demandé que son client puisse intégrer une thérapie pour traiter son problème de dépendance aux stupéfiants. 

Les avocats de la défense Me Christian Raymond pour Lapointe, et Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique pour Desrosiers feront vraisemblablement la même demande au tribunal à la conclusion de l’enquête sur remise en liberté mardi.

Le couple, Lapointe et Vanier, a été arrêté à la suite de l’événement survenu au motel La Marquise le 11 octobre dernier.

La plaignante a expliqué qu’elle allait payer une chambre lorsqu’elle s’est fait prendre à la gorge par Lapointe et tiré aux jambes par Vanier. Cet événement a nécessité la présence du Groupe d’intervention du SPS et la fermeture de la rue Wellington Sud à la suite d’un siège de plus de trois heures.

Roxanne Lapointe, 27 ans, et Maxime Vanier, 30 ans, ont été accusés, la semaine dernière, de trafic de cocaïne entre le 1er août et le 11 octobre, de port d’arme dans un dessein dangereux, de possession de bâton télescopique et de poing américain, soient des armes prohibées ainsi que de recel de moins de 5000 $.

Ces accusations ont été déposées par la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau.