Les odeurs à la station Parlement demeurnte un mystère pour OC Transpo.

Odeurs à une station du train léger d'Ottawa: peut-être «une affaire d’équité des genres», dit un commissaire

L’odeur nauséabonde à la station Parlement dont se plaignent plusieurs usagers de l’O-Train depuis des mois est peut-être seulement «une affaire d’équité des genres», selon un membre citoyen de la Commission du transport en commun de la Ville d’Ottawa.

Les commentaires du commissaire Michael Olsen ont causé un incident diplomatique à la réunion de cette commission mercredi.

«Ma collègue Sarah Wright-Gilbert en a parlé amplement plus tôt, mais la station Parlement... je ne sais pas si c’est une affaire d’équité des genres, parce que j’y suis allé ce matin. Je suis même resté un peu plus longtemps après que le train soit passé et je n’ai rien senti», a lancé M. Olsen.

«C’est un fait scientifique que les femmes ont un sens de l’odorat plus développé que les hommes, je ne sais pas si c’est une partie de l’explication. Je ne dis pas qu’elle a senti quelque chose qui n’existe pas, mais moi, je n’ai rien senti. Je ne sais donc pas quel est l’enjeu ou même s’il y en a un», a renchéri le membre citoyen de la commission.

Le membre citoyen de la Commission du transport en commun d'Ottawa, Michael Olsen

Mme Wright-Gilbert a immédiatement exigé des excuses, ce que Michael Olsen a initialement refusé de faire. En coulisses, le président de la Commission, Allan Hubley, l’a fortement invité à revoir cette décision et lui a offert un temps de parole pour présenter des excuses.

«Mes commentaires au sujet de ma collègue n’ont pas été reçus comme prévu, a-t-il d’abord affirmé. Si elle a été offensée, si elle est mal interprétée mes propos ou si je me suis mal exprimé, je suis désolé. Je ne suis toutefois pas désolé pour l’essence de mon commentaire.»

Interpellé par la conseillère et agente de liaison du conseil municipal pour la condition féminine et l’équité des genres, Theresa Kavanagh, Michael Olsen a été forcé de simplement s’excuser, sans s’expliquer. Il maintenait toutefois n’avoir rien fait de mal après la réunion, lorsque rencontré par les médias.

De son côté, Sarah Wright-Gilbert a soutenu qu’il s’agit d’un exemple clair de sexisme.

Après avoir tenté plusieurs façons d’éliminer les odeurs, OC Transpo croyait avoir trouvé l’origine des effluves déplaisants en novembre lorsqu’une fuite dans une canalisation d’égout a été repérée sur la rue Bank, près de la station Parlement. Les travaux pour réparer la conduite sont terminés depuis le 13 décembre, mais les odeurs seraient toujours perceptibles.