C’est dans cette clinique de l’Université d’Ottawa que pratiquait le Dr Nadon.

Nouvelles accusations contre le Dr Nadon

De nouveau arrêté jeudi, le Dr Vincent Nadon fait face à 83 nouveaux chefs d’accusation d’agression sexuelle et de voyeurisme en lien avec 40 autres victimes de sexe féminin s’étant manifestées, a annoncé le Service de police d’Ottawa.

L’homme de 56 ans qui pratiquait jusqu’à l’hiver dernier la médecine à la Clinique de services de santé de l’Université d’Ottawa, sur la rue Rideau, a brièvement comparu vendredi après-midi au palais de justice d’Ottawa. 

Jusqu’ici en liberté sous caution, l’individu de Chelsea demeurera détenu pour la fin de semaine puisque la Couronne s’est opposée à sa remise en liberté, a indiqué CBC. Sa prochaine comparution devant le tribunal est prévue lundi.

Les enquêteurs de l’Unité des agressions sexuelles et de la violence faite aux enfants craignent encore qu’il n’y ait d’autres victimes dans cette affaire. Selon les autorités, des infractions pourraient être survenues dès la fin des années 1980 et ce jusqu’au début de l’année 2018.

Toute personne ayant des renseignements concernant cette affaire est priée d’appeler la ligne-info de la Section des agressions sexuelles et de la violence faite aux enfants de la Police d’Ottawa en composant le 613-236-1222 (poste 5760).

En janvier dernier, le quinquagénaire qui n’est plus à l’emploi de la clinique avait été inculpé d’un chef d’agression sexuelle et d’un chef de voyeurisme après qu’une de ses patientes eut porté plainte à la police, soupçonnant qu’on l’avait filmé à son insu lors d’un examen. 

Puis, un mois plus tard, dix nouvelles accusations d’agression sexuelle ont été déposées contre le médecin. 

La direction du Service de santé de l’Université d’Ottawa (SSUO) a réagi vendredi en affirmant que « le personnel et les professionnels sont très troublés de prendre connaissance de nouvelles accusations contre le Dr Vincent Nadon. Notre plus grande préoccupation continue d’être les victimes. »

L’organisation répète être au courant des préoccupations des patients et de la population au sujet des allégations contre le médecin et la protection des renseignements personnels sur la santé. 

Elle ajoute qu’elle communiquera directement avec les anciens patients du Dr Nadon pour les informer de la suite des choses concernant leurs soins continus.

« Notre organisation continue de se conformer entièrement et volontairement à toutes les ordonnances judiciaires et nous coopérons pleinement avec l’enquête policière. Cependant, nous ne sommes pas en présence d’éléments de preuve ni en mesure de commenter davantage l’enquête en cours », ajoute le SSUO, invitant d’autres victimes potentielles à communiquer avec les autorités.

Rappelons qu’après avoir indiqué en avril que les ex-patients du Dr Nadon seraient pris en charge sur une base temporaire par une omnipraticienne unilingue anglophone, une décision qui avait rapidement été dénoncée, le SSUO a annoncé mardi que c’est la Dre Karine Pilon-Larose, diplômée de l’Université d’Ottawa, qui prendra la relève auprès des ex-patients du Dr Nadon à compter du 4 juin. L’omnipraticienne s’exprime en français, en anglais et en espagnol.