Le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, accompagné du président de la Commission du transport en commun, Allan Hubley

Nouveau réseau d'OC Transpo: Le train léger tient le coup, malgré le fort achalandage

Après la première heure de pointe du nouveau réseau intégré de transport en commun d’Ottawa, les usagers ont pris d’assaut les médias sociaux pour souligner les défaillances d’OC Transpo. La direction du transporteur répond toutefois que tout le monde a pu se rendre à bon port.

Que ce soit des autobus en retard ou pleins à craquer, ils sont nombreux à avoir eu de la difficulté à se rendre jusqu’à la Ligne de la Confédération où, au point culminant de l’heure de pointe, les passagers disent également avoir eu de la difficulté à embarquer dans le train.

« Heureuse de vous rapporter que le nouveau service d’OC Transpo répond aux attentes et est toujours aussi incommode, non fiable et exagérément cher », ironise une utilisatrice du transport en commun sur Twitter.

La conseillère du quartier Gloucester-Southgate, Carol Anne Meehan, a documenté son trajet matinal sur les réseaux sociaux. Elle y souligne que son autobus de la ligne 74 n’avait que trois minutes de retard, mais qu’elle n’a pu embarquer dans le premier train qui est passé à la station Tunney’s Pasture.

« Il y avait une énorme masse de gens qui débarquaient des autobus. Se rendre à la plateforme de train, c’était un peu comme assister à un concert rock », raconte Mme Meehan.

L’élue dit avoir entendu de nombreux témoignages d’usagers insatisfaits de leur parcours matinal. Elle espère que ceux-ci continueront de tester le nouveau réseau et qu’ils ne l’abandonneront pas.

Pas de problème majeur

Le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, souligne de son côté qu’il n’y a pas eu de problème majeur durant l’heure de pointe matinale. Les infrastructures ont toutes bien fonctionné dans les stations du train léger, que ce soit les escaliers roulants ou les ascenseurs.

Le train a connu un léger retard aux alentours de 5 h lundi matin, mais sinon, il a fonctionné sans anicroche, poursuit M. Manconi.

Ce dernier reconnaît que certaines personnes n’ont pas embarqué dans le premier train qui s’est présenté devant eux, mais il affirme qu’il s’agit d’un choix des usagers.

« Les trains n’étaient pas à leur pleine capacité. Pour de nouveaux usagers, ça peut paraître serré. C’est une nouvelle expérience pour eux, mais c’est ça le transport de masse. On peut faire entrer 600 personnes dans nos trains et plusieurs doivent être debout », affirme le directeur général d’OC Transpo.

John Manconi admet également que certains autobus ont laissé des usagers au bord de la route puisqu’ils étaient trop pleins.

« C’est la première journée d’un changement majeur à notre réseau. Nous avons eu certains problèmes et nous nous penchons sur l’ensemble d’entre eux. J’invite les gens à les signaler à OC Transpo. Si nous sommes au courant d’une situation, nous pouvons la rectifier », explique le grand patron d’OC Transpo.

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SANS AUTOBUS, LE CENTRE-VILLE D'OTTAWA EST TRANSFORMÉ

« J’avais l’impression d’être dans une autre ville complètement », affirme la conseillère municipale Carol Anne Meehan à propos de son premier passage au centre-ville d’Ottawa après la refonte du réseau d’autobus de la municipalité.

« C’était plus tranquille, moins chaotique, moins bruyant », ajoute l’élue du quartier Gloucester-Southgate qui est débarquée du train léger à la station Rideau, lundi matin.

Le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, souligne que la diminution de la circulation lourde au centre-ville est l’un des effets bénéfiques secondaires de l’entrée en scène de la Ligne de la Confédération.

« Le pont Mackenzie King, il n’y avait pratiquement pas d’autobus. Vous avez maintenant un centre-ville qui peut être revitalisé puisqu’il n’y a plus une circulation constante d’autobus, affirme M. Manconi au sujet du train léger d’Ottawa. Environnementalement parlant, il y a aussi une réduction de gaz à effet de serre. C’est un gain sur tous les fronts. »

Mme Meehan indique toutefois que durant son trajet matinal, elle a entendu des usagers déçus de leur expérience évoquer la possibilité de venir travailler en voiture au centre-ville, maintenant que le trafic est réduit dans ce secteur.

« Je me croise les doigts pour que ça n’arrive pas. Les gens doivent s’habituer au nouveau réseau, ils doivent marcher davantage et c’est nouveau pour plusieurs. J’espère qu’ils seront patients », affirme la conseillère municipale.