Nids-de-poule: 78 % des conducteurs n’ont pas la bonne technique

La grande majorité des conducteurs québécois ne savent pas comment réagir face aux innombrables nids-de-poule, même s’il y en a partout sur nos routes.

Selon un récent sondage, plus de trois automobilistes sur quatre utilisent les mauvaises techniques de conduite lorsqu’ils approchent un nid-de-poule, rapporte la société d’assurances Allstate du Canada. Selon ce sondage réalisé par la firme Léger, 78 pour cent des conducteurs québécois n’ont pas la bonne réaction quand vient le temps d’affronter une route en mauvais état.

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« Les nids-de-poule semblent désormais faire partie de la vie quotidienne des Québécois », affirme André Parra, directeur régional des réclamations chez Allstate du Canada. 

« Parfois, on a l’impression qu’ils surviennent de façon imprévisible, mais en nous concentrant sur la route et en adoptant les meilleures pratiques, nous pouvons limiter les dommages importants à nos véhicules. »

Selon les résultats du sondage d’Allstate du Canada, presque la moitié (47 pour cent) des Québécois avouent que leur auto a été endommagée en passant dans un nid-de-poule. Pour plus de la moitié d’entre eux (53 pour cent), les réparations se sont élevées entre 101 $ et 500 $. Il n’est donc pas surprenant que pratiquement toute la population du Québec (96 pour cent) s’entende pour dire que les nids-de-poule sont un problème récurrent, note un communiqué de presse.

À l’approche d’un nid-de-poule, seulement un cinquième des conducteurs (20 pour cent) ralentissent alors que 78 pour cent d’entre eux tentent de l’éviter en tournant le volant. Les conducteurs dont le véhicule a déjà subi des dégâts dans un nid-de-poule (81 pour cent) se servent très souvent de cette méthode d’évitement. Cependant, on ne recommande pas l’embardée parce qu’elle peut causer une collision avec un autre véhicule, ajoute-t-on.

« Les résultats du sondage ne me surprennent pas. Ils ne font que démontrer à quel point il est important pour les conducteurs d’apprendre à partager la route avec les nids-de-poule », déclare Jean-Denis Quenneville, vice-président de l’Association des Spécialistes de Pneu et Mécanique du Québec. 

« Il ne faut pas freiner brusquement au moment de passer sur un nid-de-poule. Les pneus, les roues, l’alignement et la suspension du véhicule peuvent ainsi en subir davantage l’impact. De plus, le fait de tourner brusquement le volant pourrait causer encore plus de dommage parce que vous risquez de frapper d’autres voitures et d’occasionner un accident. Il faut tenir compte de plusieurs facteurs en même temps », ajoute-t-il.

Plusieurs conseils sont soumis pour minimiser ou éviter avec prudence des dommages causés par un nid-de-poule. On doit garder les yeux sur la route  et surveiller si les autos devant vous font un virage ou freinent de manière inattendue afin d’être prêt(e) pour tout problème éventuel.  On doit bien ternir le volant à deux mains pour ne pas perdre le contrôle du véhicule. 

Il faut éviter de freiner soudainement ou à fond si on est incapable d’éviter un nid-de-poule. Cette réaction pourrait entraîner plus de dommages ou la perte de contrôle du véhicule. On doit enlever le pied de l’accélérateur pour ralentir. Tourner le volant brusquement peut endommager les roues, frapper d’autres autos ou causer une collision.

Aussi, des pneus trop ou pas assez gonflés ont plus de chance d’être endommagés. Une voiture qui tire d’un côté pourrait être le signe de problèmes plus sérieux.

Ce sondage Léger a été réalisé du 22 au 25 février 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 1014 Québécois âgés de 18 ans et plus. En utilisant des données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon le sexe, l’âge, les régions, la langue parlée à la maison, l’éducation et la présence d’enfant(s) mineur(s) au sein du ménage afin de garantir un échantillon représentatif de la population entière à l’étude. 

À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de ±3,08 %, 19 fois sur 20.