Motoneigistes disparus: un corps identifié, les recherches se poursuivent

La Sûreté du Québec a dévoilé l’identité du motoneigiste repêché, vendredi midi, dans les eaux de la rivière Grande Décharge près d’Alma. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, l’un des cinq touristes français disparus mardi soir après qu’une balade à motoneige ait tourné au drame sur les eaux du lac Saint-Jean dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon. Quatre motoneigistes restent introuvables et une motoneige n’a pas encore été localisée.

L’homme de Basse-sur-le-Rupt était le plus âgé du groupe de huit hommes âgés de 24 à 58 ans, dont trois ont survécu.

Gilles Claude était le père des biathlètes Fabien Claude, Emilien Claude et Florent Claude. Jeudi, ce dernier a terminé en troisième place à l’Individuel de Pokljuk en Slovénie, une épreuve qui s’inscrit dans la Coupe du monde de biathlon. Aux termes de l’épreuve, l’athlète a dédié ce premier podium en carrière à son père, qui à ce moment était toujours porté disparu.

« Il y a eu un tragique accident au Canada pour mon père. Aujourd’hui ce podium, il est pour lui. Je suis sûr qu’il est fier de nous et je suis fier de ce que j’ai fait aujourd’hui. Le but n’était pas forcément le résultat, c’était de rendre un dernier hommage et faire du mieux possible », avait-il déclaré aux médias qui assistaient à la compétition.

Fabien Claude a également commenté cette performance forte en émotions contradictoires via les réseaux sociaux. « Un jour spécial et une étoile qui nous accompagnera toute notre vie, on t’aime papa », a-t-il publié sur sa page d’athlète professionnel.

Les recherches continuent

Une trentaine de ressources de la Sûreté du Québec ont, de nouveau, participé samedi aux opérations de recherche visant à retrouver les quatre motoneigistes français disparus. Les conditions météorologiques ont compliqué le travail de recherche.

La zone de recherche s’est déplacée entre Alma et Saint-Coeur-de-Marie après que le corps de Gilles Claude ait été repêché dans la rivière Grande Décharge, à deux kilomètres du site initial de recherche. La zone de recherche est qualifiée de colossale par le porte-parole de la Sûreté du Québec, le sergent Hugues Beaulieu, atteignant une dizaine de kilomètres.

L’important déploiement comprenait, pour une autre journée, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec, des motoneiges ainsi que des embarcations nautiques. Le corps policier utilisait, depuis quelques jours, trois bateaux pneumatiques, un nombre qui a été augmenté samedi.

Les conditions météorologiques ont compliqué le travail des équipes de plongeurs et de sauveteurs. La température s’est grandement refroidie dans la nuit de vendredi à samedi alors que le brouillard était au rendez-vous samedi matin.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec explique que ces conditions ont retardé le début des certaines opérations, affecté le fonctionnement des embarcations en plus de réduire le temps de travail des plongeurs. Le temps plus froid est d’ailleurs à l’origine de la formation d’une couche de glace sur les eaux, ajoutant à la difficulté du travail de recherche.

Rappelons que Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, Julien Benoît, 34 ans et Arnaud Antoine, 25 ans n’ont pas été revus depuis mardi soir. Des sacs contenant des effets personnels ont été repêchés alors que six motoneiges ont été localisées au cours des derniers jours. Une dernière motoneige n’a pas encore été repérée.