Plusieurs personnes sont venues porter des animaux en peluche devant la maison où le petit Thomas est décédé.

Mort d’un enfant: un article de fumeur en cause

Trois-Rivières — Un article de fumeur qui aurait été oublié à l’étage serait à l’origine de l’incendie qui a détruit, dans la nuit de lundi à mardi, une résidence unifamiliale située sur la rue Massicotte dans le secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières et qui a coûté la vie à un bambin de trois ans.

La Sécurité publique de Trois-Rivières indique qu’un technicien en identité judiciaire s’est rendu sur les lieux de la tragédie au cours de la journée de mardi et a procédé à l’examen de la scène de l’incendie. L’analyse de celle-ci et les dépositions fournies aux enquêteurs par les occupants permettent donc d’écarter totalement la thèse de l’incendie criminel. L’analyse de la scène et le visionnement de caméras de surveillance sont venus corroborer les versions recueillies par les témoins.

Une autopsie devrait être pratiquée sur le corps de la victime afin de préciser les causes exactes du décès et le dossier sera soumis au coroner.

Le petit Thomas

De plus, les dons affluent afin de venir en aide aux parents du petit Thomas. Jusqu’à maintenant, la campagne de sociofinancement mise sur pied par le cousin de la mère du jeune garçon a permis d’amasser plus de 16 000 $. Keven Diamond a décidé de solliciter la générosité de la population afin de permettre aux parents de débourser les coûts reliés aux obsèques de l’enfant disparu dans cette tragédie. L’objectif initial de la campagne était de 10 000 $. Il est encore possible de donner en se rendant au https://www.gofundme.com/thomas-3-ans-perd-la-vie. Certains donateurs ont été très généreux, dont les employés de la Maison MAVA – une résidence pour personnes âgées du secteur Cap-de-la-Madeleine – qui ont amassé et versé 1000 $.

Selon M. Diamond, la mère n’avait pas encore d’assurance vie pour son fils en cas d’événement tragique. Elle devait en contracter une au cours de la présente semaine.

«J’attends des nouvelles pour savoir à quelle heure je vais aller voir la famille demain (jeudi). Ils ont entendu parler de l’élan de générosité, mais ils ne savent pas tout. Je ne peux pas prendre des décisions à leur place, mais je souhaite leur proposer d’alléger leur fardeau en m’occupant de rencontrer les entreprises pour les obsèques et tout le reste.»

«Pour le moment, je reçois toutes les offres. Je sais qu’ils n’ont pas encore toute la tête là. Même si je leur arrive avec toutes les offres, il faut choisir et les contacter. Je veux leur offrir de tout prendre en charge», expose M. Diamond qui se dit grandement surpris par l’élan de générosité. Il soulignait même que l’objectif avait été atteint en moins de onze heures. «J’ai même reçu des courriels de gens de la France qui avaient contribué. Ce n’est pas juste au Québec, ç’a traversé jusqu’en France.» Au moment de l’entrevue, M. Diamond revenait tout juste de visiter un appartement qu’il souhaitait proposer à sa cousine. «Si elle accepte, on aurait déjà trouvé un loyer et peut-être même qu’on pourrait lui payer un an au complet.»

Keven Diamond

Par ailleurs, les témoignages de sympathie destinés à la famille sont très nombreux depuis la tragédie et le lancement de la campagne de financement. Des gens ont d’ailleurs déposé des fleurs ainsi que des animaux en peluche sur les lieux du drame afin d’offrir leur soutien aux proches du petit Thomas. De nombreux messages ont également été publiés sur les réseaux sociaux, dont sur Facebook. Des parents d’enfants du même âge que la victime ont notamment exprimé leur désarroi dans les commentaires rattachés à la publication du Nouvelliste concernant ce drame. Plusieurs messages publics témoignant de la tristesse et de la douleur qui habitaient leurs auteurs se sont également retrouvés sur la page conjointe des parents du jeune disparu dans les heures ayant suivi le drame. Une dame y a notamment publié un collage de photos sur lesquelles on peut voir Thomas en compagnie de proches.

«Mon cœur de maman est tellement tout à l’envers. Je peux pas imaginer la douleur que vous avez. Je suis de tout cœur avec vous et je vous soutiens à distance. Lâchez pas...», peut-on notamment lire sur la page des parents.

«Ouf, méchant drame. J’ai moi aussi un petit bonhomme de trois ans qui vit au Cap-de-la-Madeleine. Mes pensées sont avec ses parents et leurs proches», a écrit un internaute en commentaire à la publication du Nouvelliste.

Rappelons que les parents de Thomas ont tenté de le secourir, mais n’ont pas réussi en raison de l’intensité du brasier qui a éclaté peu après minuit dans la nuit du 1er et du 2 janvier. Ils ont d’ailleurs été blessés en voulant sauver le garçon, avant de devoir fracasser une fenêtre pour échapper aux flammes. Le père a entre autres été blessé au visage tandis que sa conjointe a été brûlée aux mains. Ils ont été hospitalisés pour soigner leurs blessures ainsi qu’un violent choc nerveux.

Avec la collaboration de Kim Alarie