Le décès tragique d’une jeune fille de sept ans, à Granby, a touché le Québec en entier en avril dernier.

Mort de la fillette à Granby: la mère biologique entame une poursuite civile

L’avocate de la mère de la fillette de sept ans, décédée à Granby en avril dernier, prépare une poursuite en cour civile. Me Valérie Assouline estime que plusieurs organismes et individus pourraient être en faute dans cette affaire ; elle souhaite ainsi mettre en lumière les nombreuses zones d’ombres restantes dans ce drame. La DPJ et la commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) pourraient être visées par cette poursuite.

Une poursuite d’un montant de 5 millions de dollars a été évoquée par certains médias samedi, mais l’avocate au dossier, Me Assouline, a précisé à La Voix de l’Est que le montant final n’était pas encore arrêté.

« Cela va varier selon le nombre d’organismes et de personnes visés par la poursuite. Ça pourrait être plus, comme ça pourrait être moins », a-t-elle indiqué.

L’avocate tient à souligner qu’il ne s’agit pas ici « d’une question d’argent », mais bien d’une volonté de mettre en lumière les responsabilités des différentes parties impliquées dans cette affaire.

« Ce n’est pas le chiffre qui est important, mais l’imputabilité. Que des gens soient responsables pour ce qu’ils ont fait. C’est ça la finalité de cette poursuite », a-t-elle insisté.

Faute au système ?

L’avocate ne croit pas à la « faute du système », telle que véhiculée par plusieurs.

« On parle du système, mais il n’y a personne de responsable ! Est-ce qu’on fait un système comme ça pour se protéger, pour que personne ne soit responsable de rien ? Il y a des gens dans ce système qui étaient en relation directe avec cette enfant. Comment se fait-il alors que personne n’a pu la sortir d’où elle était ? », a questionné l’avocate.

« On ne peut pas simplement faire des commissions d’enquête, dire que le système a failli et que tout soit beau et rose à la fin. Tout n’est pas rose ! Une enfant innocente est décédée », a-t-elle ajouté.

Rappelons que l’identité de la jeune victime, ainsi que celle de sa famille maternelle, ne peut être dévoilée, celles-ci étant marquées d’une ordonnance de non-publication de la cour.

Val-des-Cerfs dans l’attente

Contacté par La Voix de l’Est samedi soir, le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, attend de voir le contenu de la poursuite avant de se prononcer plus longuement.

« C’est difficile de commenter avant d’avoir vu les détails. Nous allons attendre le dépôt officiel d’une poursuite, si poursuite il y a, et voir si la commission scolaire est visée. Pour l’instant, ce ne sont que des spéculations. Nous réagirons en conséquence selon ce qui se trouvera dans les documents déposés, » a expliqué Paul Sarrazin.

Une poursuite d’une « ampleur importante », a indiqué Me Assouline, devrait être déposée au palais de justice de Granby à la fin du mois de septembre.

Me Assouline est spécialisée en droit familial. Elle a notamment fondé SOS Avocats et a été candidate pour le Parti conservateur du Canada en 2015.

Me Valérie Assouline représente la mère de la fillette depuis mai dernier.