Pascal Montembeault

Montembeault contestera la peine de 103 années de prison

Le prédateur sexuel Pascal Montembeault de Trois-Rivières contestera la peine consécutive de 103 années de prison qui devrait théoriquement lui être imposée, soit un minimum d’une année de prison pour chacune des victimes des crimes à caractère sexuel dont il a reconnu être l’auteur.

L’avocat de la défense Me Guy Plourde a annoncé, mercredi au tribunal, qu’il allait plaider une requête en inconstitutionnalité de cette disposition du Code criminel.

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Montembeault a reconnu des gestes sexuels sur 103 adolescentes

En juillet dernier, le prédateur sexuel a reconnu des gestes sexuels sur 103 victimes adolescentes au palais de justice de Sherbrooke.

Leurre informatique, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, incitation à des contacts sexuels, production et possession de pornographie juvénile, la liste des 163 accusations qu’il a avouées est longue.

L’homme de 39 ans est passé des crimes derrière son écran à un crime en personne avec une adolescente de Sherbrooke sur laquelle il a commis des attouchements sexuels en août 2017.

Montembeault est détenu depuis son arrestation dans cette affaire.

La date précise des observations sur la peine, qui se dérouleront devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, sera fixée le 20 décembre prochain.

« Le procureur général devra être mis en cause pour la requête en contestation », signale la juge Desgens.

Pascal Montembeault utilisait le pseudonyme de Marc-André Cormier pour aborder ses victimes potentielles sur les médias sociaux.

Il utilisait les sites Ados rencontres, Facebook et Skype pour faire du leurre informatique. Il avait des conversations de nature sexuelle avec les victimes. Il transférait des photos de ses parties génitales et recevait parfois des photos et vidéos explicites de ces jeunes filles.

Les victimes alléguées sont situées dans toutes les régions du Québec. Montembeault a même fait des victimes en France. Il n’utilisait pas les menaces, mais une certaine pression psychologique.

« Je vais voir si certaines victimes seront assignées par visioconférence lors des observations sur la peine », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Line Ducharme.

Les divers rapports présentenciel préparés dans le dossier de Pascal Montembeault et sexologique ont été remis aux deux avocats et à la juge Desgens.

Montembeault a entrepris un suivi au Centre de détention de Sorel en attendant sa peine.

Arrêté à Sherbrooke

L’homme avait été mis hors d’état de nuire après son arrestation dans une sordide affaire d’agression sexuelle commise sur une adolescente de 14 ans dans un parc de Sherbrooke.

Depuis ses aveux pour ce crime, il a collaboré avec les autorités policières en avouant les crimes à l’endroit de 102 autres adolescentes.