Pascal Montembeault

Montembeault aurait fait 90 nouvelles victimes

Ce sont 90 autres adolescentes qui auraient subi du leurre informatique de la part de Pascal Montembeault.

L’individu de 39 ans de Trois-Rivières a été accusé de 125 nouvelles accusations pour des événements qui auraient été commis entre le 1er janvier 2016 et le 30 août 2017 à l’endroit de victimes situées un peu partout au Québec.

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Août 2017 correspond au moment où Montembeault a été mis hors d’état de nuire après son arrestation dans une sordide affaire d’agression sexuelle commise sur une adolescente de 14 ans de Sherbrooke.

Ces nouvelles accusations portent à 104 adolescentes le nombre de victimes de Montembeault. Un total de 168 accusations ont été portées contre Montembeault à la suite de ses aveux d’agression sexuelle à l’endroit de l’adolescente de Sherbrooke.

Il avait alors plaidé coupable à trois accusations à l’endroit de cette victime.

Le prédateur sexuel a comparu, lundi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke relativement aux nouvelles accusations de leurre informatique, soit d’avoir distribué du matériel sexuellement explicite, d’extorsion, d’avoir demandé des services sexuels moyennant rétribution, d’incitation à des contacts sexuels et de production de pornographie juvénile.

Depuis son arrestation, l’individu de 39 ans aurait confié ses crimes aux enquêteurs afin de régler l’ensemble de ses dossiers.

Il utilisait le pseudonyme de Marc-André Cormier, 17 ans, pour aborder ses victimes potentielles sur les médias sociaux. 

« J’ai reçu l’ensemble de la preuve qui couvre tous les chefs. Nous aurons bouclé la boucle pour les nouvelles accusations », explique l’avocat de la défense Me Guy Plourde qui doit tout de même analyser la preuve déposée au soutien des accusations.

Me Plourde a renoncé à l’enquête sur remise en liberté de Montembeault.

« L’enquête est terminée. Toutes les accusations sont portées », confirme la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme

Les avocats ont convenu de reporter le dossier au 18 février.

Montembeault, détenu depuis le début des procédures à l’été 2017, a reconnu en janvier 2018 une agression sexuelle sur une adolescente de Sherbrooke rencontrée sur les médias sociaux.

Les accusations contre Montembeault sont liées principalement au leurre informatique, à la production de pornographie juvénile, à l’incitation à des contacts sexuels et d’avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite.

Les victimes alléguées sont situées dans toutes les régions du Québec. Montembeault a même fait des victimes en France. Plusieurs de ces accusations sont passibles de peines minimales de prison ferme.

En janvier 2018, Montembeault avait plaidé coupable aux gestes commis en août 2017, soit une agression sexuelle sur une personne de moins de 16 ans et de leurre informatique.

C’est sur le site « Rencontre ados » que l’individu a abordé sa future victime. Le suspect avait créé au faux profil où il disait s’appeler Marc-André et avoir 17 ans. Les conversations ont rapidement pris une connotation sexuelle par les médias sociaux.

Toujours en prenant soin de garder son âge secret, l’accusé a eu des échanges vidéos à caractère sexuel et a rapidement sollicité une rencontre. Il disait alors avoir 24 ans. L’adolescente s’est tout de même rendue au rendez-vous fixé entre les deux. Ce n’est qu’en voyant le suspect le 20 août dernier qu’elle s’est rendu compte de l’âge de son interlocuteur. Le suspect a réussi à la convaincre d’aller dans un parc avec lui. Il l’a attiré dans un coin isolé et a commis une agression sexuelle complète à l’endroit de l’adolescente.