C'est une première édition réussie pour le Montebello Rock.

Montebello Rock: une première édition réussie, mais un avenir incertain

Les organisateurs du Montebello Rock peuvent dire mission accomplie pour la première édition de cette nouvelle mouture du festival montebellois.

L’organisateur de l’évènement, Alex Martel, indique que les caprices de Dame nature n’ont pas empêché les festivaliers de se déplacer en grand nombre. 

« On n'a pas encore de chiffre concrets, mais on est vraiment satisfait de la réponse des gens. C’est sûr qu’on aurait préféré qu’il ne pleuve pas, mais ça c’est hors de notre contrôle. Malgré les conditions difficiles, les gens ont du plaisir. Ils s’amusent dans la bouette. Les artistes ont aussi beaucoup de plaisir. Pour moi, c’est une réussite. »

Plus tôt ce printemps, il a été annoncé que le propriétaire du Beachclub de Pointe-Calumet, Olivier Primeau, s’associait à l’évènement en tant que partenaire minoritaire. M. Martel a tenu à souligner l’impact positif de cette entente sur la première édition du Montebello Rock. 

« C’est sûr que ça a été bénéfique à bien des niveaux. Il nous a beaucoup aidés pour l’organisation du festival. Ça nous a permis de pouvoir monter un festival complet en seulement quelques mois. Je suis fier de ce qu’on a accompli. »

Même si cette première édition est une réussite, l’avenir du Montebello Rock demeure incertain. « On ne peut pas s’avancer et dire qu’on sera de retour l’an prochain parce qu’on ne le sait pas encore. C’est sûr qu’on aimerait le refaire ici. Je viens de Montebello, mon cœur est ici. Mais il va falloir s’asseoir avec nos partenaires et la municipalité et voir si c’est possible de le refaire l’an prochain », explique M. Martel en soulignant qu’il prendra quelques mois de repos avant de réévaluer la situation.

Même son de cloche du côté de la municipalité. « Ce sera une décision politique qui sera prise avec des consultations populaires. Il faut s’assurer que le village est favorable. Ce qui va être important, c’est d’avoir un bon post-mortem, voir ce qui a bien été et ce qu’on peut améliorer. Ils nous feront une proposition s’ils sont intéressés à revenir l’an prochain et nous, on fera nos devoirs de notre côté », a mentionné le maire de Montebello, Martin Deschênes en entrevue avec Le Droit.

La pluie n'a pas empêché les festivaliers de se déplacer en grand nombre.

Prioriser les commerces locaux

Selon M. Deschênes, l’objectif principal, cette année, était de garder la rue principale désengorgée pour que les gens aient plus facilement accès aux commerces locaux. « L’important c’est de faire vivre les commerces locaux. Le stationnement sur la rue principale est réservé exclusivement aux clients des commerces et on voit que ça a aidé beaucoup. »

Les commerçants ont d'ailleurs bien accueilli cette initiative de la municipalité. « Le fait que la rue principale soit ouverte à la circulation, c’est sûr que ça été profitable pour nous. Avant, les clients réguliers venaient moins nous voir durant le Rockfest à cause du trafic et du manque de stationnement. Là c’est le fun, il y a des festivaliers, mais il y a de la clientèle extérieure qui vient quand même », a confié au Droit, le propriétaire des Brasseurs de Montebello, Alain Larivière.

Malgré tout, M. Larivière déplore le manque de communication entre l’organisation du festival et les commerçants locaux. « C’est Budweiser qui a eu le contrat de servir la bière sur le site du festival, mais on n’a pas pu discuter ou négocier avec les organisateurs pour que nos produits soient vendus sur le site. Je pense que la communication pourrait être meilleure. Ce serait gagnant pour tout le monde. On voit sur les réseaux sociaux qu’ils encouragent les gens à acheter sur le site pour que le festival revienne. C’est un peu choquant pour les commerçants. »