La maison est une perte totale.
La maison est une perte totale.

Mobilisation après un incendie à La Bostonnais: «Je veux lui donner un peu d’espoir»

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Une campagne de financement, dont l’objectif est de 25 000 $, a été lancée pour venir en aide à un homme de La Tuque qui a tout perdu dans l’incendie de sa maison à La Bostonnais, il y a près de trois semaines. Une amie d’enfance du propriétaire fait appel à la communauté afin de lui redonner une lueur d’espoir.

«Je fais aujourd’hui appel à votre générosité, à votre compassion, à votre cœur pour aider Sam et sa famille à récupérer leur toit et leur dignité. […] Je souhaiterais lui montrer qu’une communauté va encore plus loin que le bout de sa rue, de sa ville, qu’il ne faut jamais baisser les bras et que quelque chose de beau l’attend sous peu», écrit l’instigatrice de la campagne de financement sur la plateforme GoFundMe, Manon Bélanger.

Cette dernière a été particulièrement touchée par le drame de son ami d’enfance et souhaite par-dessus tout lui venir en aide financièrement.

«Je veux lui donner un peu d’espoir et lui montrer qu’on est tous derrière lui. […] C’est vraiment triste ce qui est arrivé. C’est un gars bonasse, attentionné, il est toujours là pour tout le monde, mais tellement discret quand on commence à parler de lui. Je veux lui donner le petit coup de main que je ne pourrais pas faire autrement qu’avec cette campagne-là», explique-t-elle.

Dans son annonce , elle dresse un portrait minutieux des déboires de son ami Sam depuis l’acquisition de la maison en 2013.

«Après quelques mois seulement d’habitation, il se rend compte en effectuant quelques rénovations que sa maison est complètement infestée de champignons. Mon ami commence à voir son état de santé affecté et tombe malade à cause de ces champignons», raconte-t-elle.

Après «une interminable lutte de presque quatre ans» de procédures, d’angoisse, de stress, de temps et d’embûches de toute sorte, la reconstruction s’est enclenchée.

«On a eu des problèmes de contamination, il a fallu décontaminer et depuis trois ans, on fait des rénovations», explique le père de Samuel au téléphone.

Ils ont tout vidé, même le bran de scie, 35 voyages de bran de scie exactement.

«On était rendu à l’étape de la finition. On avait refait l’électricité, la plomberie… On avait passé partout», ajoute son père.

Le violent incendie à eu lieu dans la nuit du 18 au 19 juillet.

Avec beaucoup de patience, de temps, de travail et d’aide, la maison allait enfin pouvoir être habitée à l’automne, après plusieurs années d’efforts. Des équipements divers avaient d’ailleurs été amenés dans la maison fraîchement rénovée.

«Il allait s’installer en novembre. C’était habitable», confirme son père.

Cet événement n’aura pas lieu. Un incendie accidentel, dans la nuit du 18 au 19 juillet 2020, a détruit la maison. Une perte totale.

«Personne n’a été blessé. C’est ça l’important», ajoute-t-il.

Pour ajouter au drame, la maison n’était pas assurée et plusieurs milliers de dollars devront être investis pour décontaminer le terrain.

«Puisque la maison était inhabitée, Sam n’avait pas pu l’assurer. Seule une entente verbale avec son institution financière lui assurait temporairement une sécurité de base, mais en raison de la COVID-19, l’entente n’a pas pu être officialisée et n’était donc pas encore en vigueur», explique Manon Bélanger.

L’instigatrice de la campagne de financement explique que l’argent amassé servira à «adoucir» le fardeau de la dette hypothécaire.

«Une aide financière serait le grand coup de pouce dont il a cruellement besoin en ce moment précis et j’aimerais lui offrir, j’aimerais qu’on lui offre et qu’on lui donne une chance de mettre un ‘‘stop’’ à cette spirale infernale dans laquelle il est coincé depuis bien trop longtemps», note Mme Bélanger.