Olianka Royer, Kary-Ann Brochu et Évelyne Larivière sont venues déposer une gerbe de fleurs non loin de l’endroit où Ophélie Martin-Cyr a été retrouvée sans vie mercredi matin, à Yamachiche.

Meurtre d’Ophélie Martin-Cyr: «Je veux que justice soit rendue»

Trois-Rivières — «Elle était comme ma petite sœur. C’est difficile de penser que quelqu’un ait pu lui faire du mal.» C’est en ces mots que Kary-Ann Brochu a résumé son sentiment face à ce qui s’est produit tôt mercredi matin, dans un champ de Yamachiche. À cet endroit, sa grande amie de toujours, Ophélie Martin-Cyr âgée de 19 ans, a été retrouvée sans vie, assassinée.

Kary-Ann et Ophélie ont grandi ensemble, leurs mères étaient à cette époque inséparables. «J’ai des photos d’Ophélie et moi, nous devions avoir quatre ans, pas plus. Sa mère est décédée à 24 ans du cancer du sein, et nous avons toujours été très proches. J’ai de la peine aujourd’hui, mais toute ma famille est aussi en deuil parce que nous étions tous proches d’elle et de sa famille», confie Kary-Ann.

Difficile pour le moment de savoir les motifs exacts de cet assassinat, mais Kary-Ann devait passer la soirée de mardi avec Ophélie ainsi qu’une autre amie qui, selon nos informations, s’est également retrouvée mêlée à toute cette histoire et a pu s’extirper d’un véhicule en marche. 

Mardi soir, les deux amies se sont parlé pour la dernière fois. «Tout allait bien. Nous devions aller prendre un verre avec d’autres personnes aussi. Mais j’étais très fatiguée alors j’ai décidé d’aller me coucher à la place. Quand je me suis réveillée le lendemain matin, j’ai vu qu’Ophélie et l’autre fille avaient posté des photos sur Snapchat entre 2 h et 4 h du matin. Elles étaient en vélo», indique Kary-Ann.

La jeune femme de 19 ans a été portée disparue vers 5 h mercredi matin, moins d’une heure après avoir manifesté une dernière fois sa présence sur les réseaux sociaux. La Sûreté du Québec confirme par ailleurs que la personne qui l’accompagnait a été blessée en sautant d’un véhicule en marche. On ne craint pas pour sa vie.

«J’ai envoyé un texto mercredi matin pour savoir comment s’était terminée la soirée, mais je n’avais pas de réponse. C’est seulement vers 3 h de l’après-midi qu’on m’a appelée pour me dire que quelque chose de grave était arrivé. Je n’aurais jamais imaginé ça. C’est difficile et j’ai les émotions en montagnes russes en ce moment. Je suis fâchée, très fâchée», avoue Kary-Ann Brochu.

Pour elle, l’absence d’Ophélie se fera sentir pendant encore très longtemps. «C’était la meilleure amie qu’on ne pouvait pas avoir. Elle était tout le temps là pour ses amis. J’ai vécu des moments difficiles dans ma vie et elle a toujours été là pour moi, même qu’elle était venue s’installer chez nous pendant deux semaines et me faisait même à manger. Elle avait un cœur grand comme la terre. Personne ne la remplacera jamais et je vais sentir son absence pour le reste de ma vie», confie son amie en pleurs, ajoutant qu’Ophélie était une jeune femme positive, très respectueuse des autres et sans histoire.

Pour ne pas nuire à l’enquête et à la sécurité des témoins, Kary-Ann Brochu a préféré ne pas s’avancer sur les causes qui pourraient entourer toute cette histoire et attendra les conclusions de l’enquête. «Mais la personne ou les personnes qui ont fait ça, je veux qu’on les arrête le plus vite possible. Je veux que justice soit rendue», lance-t-elle.

Réseaux sociaux

La nouvelle de la mort d’Ophélie Martin-Cyr a fortement fait réagir sur les réseaux sociaux, alors que la jeune femme était clairement appréciée par un très grand nombre de personnes. 

«Je suis sans mot. Tu étais une personne géniale, t’avais toujours un beau sourire, tellement contagieux! Je peux pas croire que tu nous as quittés aussi vite petit ange», écrit une amie.

«Tu étais une boule d’énergie, toujours prête à m’accompagner dans toutes sortes de choses mais surtout, et c’est ce que je retiens le plus de toi, toujours là pour les personnes que tu aimes. Merci énormément pour tout, je ne peux compter sur mes doigts le nombre de fois où tu as été là pour moi. (...) Tu as été non seulement une amie mais aussi une sœur, une sœur de cœur avec laquelle j’ai partagé plein de beaux moments. La vie est tellement injuste, tu es partie beaucoup trop tôt, tu étais jeune et avait tellement de choses à vivre encore. C’est le cœur gros que je te dis de reposer en paix ma belle amie, avec celle que tu as perdue jeune, ta maman. Veille sur nous tous», témoigne une autre amie.