Jean-Paul Bainbridge

Meurtre d’Isabelle Bolduc: Bainbridge redemande sa remise en liberté

Condamné à la prison à vie, l’un des meurtriers d’Isabelle Bolduc en 1996, Jean-Paul Bainbridge, demande à nouveau d’être remis en liberté.

L’individu maintenant âgé de 47 ans a passé plus de 22 ans en détention depuis les sordides gestes qu’il a commis.

Lire aussi: Meurtre d'Isabelle Bolduc : Bainbridge reste incarcéré

Le moment redouté par la famille d'Isabelle Bolduc approche

Il s’adressera pour une deuxième fois à la Commission canadienne des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) le 26 octobre prochain au pénitencier où il est détenu.

Les commissaires avaient déterminé que le risque que Bainbridge puisse bénéficier d’une libération conditionnelle n’était pas assumable pour la société.

La CLCC lui avait refusé une permission de sortie avec escorte à la suite de son audition tenue en juillet 2017.

En compagnie de Marcel Blanchette et Guy Labonté, Bainbridge avait enlevé, séquestré, abusé sexuellement et assassiné Isabelle Bolduc en juin 1996 dans le secteur de Fleurimont.

Il avait écopé d’une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans. 

Il est détenu au Centre fédéral de formation de Laval, un pénitencier à sécurité minimale.

« Depuis l’audience de juillet 2017, la famille a vécu de difficiles moments à la suite de celle-ci qui s’était tenue selon la "culture autochtone", une cérémonie de nature religieuse qui n’avait pas sa place dans une audience à caractère judiciaire et qui venait en violation de nos droits fondamentaux prévus aux chartes des droits fédérale et provinciale et d’un jugement de la Cour suprême. L’audience d’octobre n’aura pas lieu selon la culture autochtone, non pas grâce à une intervention de la direction de la CLCC ni du ministre qui ont refusé de se commettre en écartant toutes discussions depuis des mois sur le sujet, ce qui a contribué à nous perturber encore plus. C’est grâce à une intervention directe de la famille auprès du Service d’aide aux victimes des Services correctionnels Canada (SCC) que ce dernier a accepté de ne pas faire de demande pour une audience selon la culture autochtone », explique Marcel Bolduc, le père d’Isabelle, par communiqué.

La famille Bolduc fera deux déclarations lors de la prochaine audience.  « La famille s’oppose toujours à la libération de Bainbridge qui représente toujours un risque de récidive et qui n’a pas démontré de réels remords face à ses crimes. La famille déplore que les services correctionnels et la commission des libérations conditionnelles ne révèlent pas tout sur le comportement du détenu en prison et ce n’est qu’au moment de l’audience de juillet 2017, qu’une faute grave dont les détails étaient "protégés" avait été commise par Bainbridge. Le secret autour de cette faute nous laisse perplexes », indique Marcel Bolduc.