Billy Pothier se retrouve pour la deuxième fois au Palais de justice de Chicoutimi en lien avec des accusations de menaces avec une arme à feu.

Menaces de mort: Billy Pothier face à six accusations

Le Jonquiérois Billy Pothier, 20 ans, a plaidé non coupable à six chefs d’accusation, mercredi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, après avoir été arrêté au petit matin à la suite d’une série d’événements impliquant un .12 tronçonné et des menaces de mort.

Il a été accusé de voies de fait contre deux personnes, d’avoir braqué une arme à feu sur elles et de leur avoir proféré des menaces de mort ou de lésions corporelles. De plus, il était en possession d’une arme prohibée, soit un calibre .12 tronçonné, sans être titulaire d’un permis qui l’autorise, révèle l’acte d’accusation. Également, il a utilisé cette arme à feu lors des actes compris dans les premiers chefs d’accusation. Il devait aussi garder la paix en vertu d’une ordonnance datée du 1er juin 2018.

Selon ce qu’a dit en cour le procureur de la Couronne, Me Nicolas Pinel, d’autres accusations pourraient s’ajouter. Toutefois, la preuve était complète pour les actes déposés.

«Il y a une peine minimale d’un an concernant un des chefs d’arme à feu. Il a des accusations assez graves déposées contre lui, surtout du fait qu’on aurait retrouvé une arme à feu qui a été tronçonnée, qui est donc une arme prohibée», a indiqué son avocat, Me Julien Boulianne, après la comparution.

Lors de son entrée en salle de cour, devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, Billy Pothier a versé quelques larmes en voyant des proches dans la salle.

Sur objection de la Couronne, il demeurera incarcéré jusqu’à son retour en cour, vendredi, pour subir son enquête sur remise en liberté.

«On a l’intention de le faire évaluer dans un centre de thérapie fermée à l’extérieur de la région», a ajouté Me Boulianne.

Billy Pothier a été arrêté tout près de chez lui sur la rue Saint-Dominique, à Jonquière.

Billy Pothier avait été accusé en septembre 2017 relativement à l’utilisation d’une arme à feu, lors de menaces envers une tante. «Il y avait eu des événements qui concernaient une arme à feu, mais finalement, il avait été acquitté, car Monsieur avait réglé sur des chefs moindres. À ce moment-là, il avait fait une thérapie. Donc, il avait eu une sentence suspendue avec des travaux communautaires», a-t-il enchaîné.

Fil des événements

Selon les informations transmises en journée par les policiers, Billy Pothier, armé du .12 tronçonné et d’un couteau, aurait menacé de mort un premier individu, avant de s’en prendre à des jeunes qui déambulaient dans le secteur.

Les policiers de Saguenay ont reçu un premier appel à 23h38. Un homme demandait l’aide des policiers puisqu’un individu qui lui avait fait des menaces de mort était en direction de chez lui avec une arme à feu, dans le secteur de la rue Saint-Dominique, près de la rue Sainte-Cécile, à Jonquière.

Les policiers, qui se trouvaient tout près, se sont rapidement rendus sur place afin de sécuriser les lieux.

«Probablement que la présence policière a contrecarré les plans de l’individu, qui demeurait tout près. Ça semble être un contexte de règlement de comptes», avait affirmé, plus tôt mercredi, le sergent Stéphane Pellerin du Service de police de Saguenay.

Au moment où les policiers étaient toujours sur place, un deuxième appel a été fait au 911. Cette fois, des jeunes qui n’ont rien à voir avec le premier plaignant affirment avoir été menacés par un homme alors qu’ils déambulaient tout bonnement dans le secteur.

Le suspect aurait menacé les jeunes avec une arme de chasse tronçonnée, qu’il aurait mise sur la tempe d’un d’entre eux. Il aurait également sorti un long couteau, qu’il aurait mis sur le torse d’un des jeunes, en proférant des menaces de mort.

«Probablement que lorsque le suspect a vu le véhicule de patrouille, il a rebroussé chemin et il a exercé sa frustration sur des jeunes qui passaient dans le secteur», explique le sergent Pellerin.

Une complice d’âge mineur a également été arrêtée dans le dossier.