Lieutenant québécois d’Erin O’Toole: Martel heureux de relever le défi

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Richard Martel, député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, s’est dit très heureux de prendre la relève d’Alain Rayes comme lieutenant politique d’Erin O’Toole au Québec. Selon lui, ce nouveau poste lui permettra de relever un défi en bâtissant une forte équipe de candidats conservateurs dans la province.

« Le poste de lieutenant québécois est important, puisque tu représentes ton chef et tes collègues dans la province. Tu fais également en sorte que de gros dossiers aboutissent au Québec », a expliqué le député de Chicoutimi-Le Fjord à l’occasion d’une entrevue téléphonique avec Le Quotidien.

Selon lui, son plus gros mandat sera toutefois de bâtir une forte équipe de candidats dans la province pour remporter les prochaines élections. « C’est ça le défi et je l’ai immédiatement accepté lorsque mon chef me l’a offert. Je suis quelqu’un qui fonce. C’est certain qu’il y a des risques qui accompagnent les défis, mais j’aime embarquer à 100 % dans ce genre de mandat. »

Étant le seul député québécois à avoir appuyé Erin O’Toole lors de la course à la direction, Richard Martel a pu travailler en étroite collaboration avec lui et ainsi obtenir sa confiance.

« Nous avons tissé des liens et nous nous sommes connus un peu plus. Avant de prendre sa décision, il savait ce que j’étais capable de faire et ce que j’avais accompli auparavant », a-t-il mentionné.

Interrogé face aux accusations de « manque d’expérience » qu’il a reçu de la part de certains, l’ancien entraîneur des Saguenéens de Chicoutimi a répondu que toute expérience est bonne à accumuler.

« C’est quoi avoir de l’expérience? Combien d’années en politique faut-il avoir accumulées pour dire que nous avons de l’expérience? L’expérience de vie compte aussi. Avant, je bâtissais des équipes sportives. C’était différent, mais je pratiquais tout de même la communication et le travail d’équipe qu’on retrouve en politique », a-t-il ajouté.

Richard Martel a également affirmé qu’il n’était pas surpris de recevoir l’offre de son chef, lundi soir. Selon lui, il est fréquent qu’un changement de personnel se produise lorsqu’il y a un changement de gouvernance et cela n’enlève pas le potentiel et le bon travail des prédécesseurs.

« Alain Rayes, l’ancien lieutenant québécois, reste une figure très importante pour le Parti conservateur. Il a fait un très bon travail, mais il y a souvent un remaniement de personnel lorsqu’une nouvelle personne arrive en poste. C’est pour créer une nouvelle dynamique et une nouvelle chimie. »

Richard Martel ne se présentera pas à la mairie

Selon celui qui a été élu à la faveur d’une élection partielle en juin 2018 dans la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord, de nombreuses personnes étaient satisfaites de sa nouvelle nomination.

« J’ai reçu énormément de messages à la suite de ma nomination, a-t-il affirmé. Je crois que les citoyens de la région sont contents lorsqu’un député reçoit un poste comme le mien. La politique, on la fait pour eux alors s’ils sont satisfaits, je suis très heureux. Je ferai tout en mon possible pour réussir. »

En ce qui a trait à certaines rumeurs voulant qu’il souhaitait se présenter à la mairie aux prochaines élections municipales, Richard Martel a répondu qu’il n’a jamais eu l’idée d’y aller.

« Je suis concentré sur le fédéral. L’idée de me présenter à la mairie ne m’a jamais effleuré l’esprit », a-t-il conclu.