Lettre de 40 économistes contre GNL Québec: Énergie Saguenay répond

Énergie Saguenay affirme qu’elle travaille avec des experts de renom sur les questions environnementales, énergétiques et maritimes. L’entreprise assure que les informations qu’elle partage sont basées sur des études scientifiques sérieuses et documentées, et réitère que la finalité de son projet, quand on le place dans une perspective mondiale, est la réduction des gaz à effet de serre dans le monde.

Énergie Saguenay a tenu à répondre aux signataires de la lettre ouverte qui conteste ses prétentions. Mardi matin, une lettre signée par 40 économistes et chercheurs en économie a été publiée, affirmant que le projet de Gazoduq et d’Énergie Saguenay augmenterait les émissions de gaz à effet de serre en plus d’aggraver la pénurie de main-d’oeuvre. 

La direction d’Énergie Saguenay a rapidement réagi aux informations véhiculées dans l’écrit, rappelant qu’elle s’est engagée à opérer une usine de liquéfaction du gaz naturel carboneutre en 2025.

L’entreprise dont le siège social est situé au Saguenay-Lac-Saint-Jean affirme travailler au développement du projet avec sérieux depuis 2014, en collaboration avec la communauté par l’entremise de trois comités consultatifs rassemblant des représentants de la population, des Premières nations, de l’industrie touristique, du transport maritime, du développement social et économique.

Énergie Saguenay rappelle également que son projet est soumis aux processus d’évaluation environnementale des gouvernements provinciaux et fédéraux, des processus «parmi les plus stricts et rigoureux dans le monde.» 

Énergie Saguenay affirme que contrairement à ce que la lettre indique, son projet n’est pas une menace aux développements d’énergies renouvelables. 

Dans un communiqué, elle fait notamment mention d’une analyse du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) qui rassemble plusieurs experts universitaires des secteurs de l’environnement et de l’énergie qu’elle a fait produire. L’étude qui a également été auditée par une firme indépendante conclut que le GNL ne constitue pas une menace aux développements d’énergies renouvelables. «Dans un contexte de transition énergétique, le gaz naturel ne se substitue pas aux énergies renouvelables existantes et joue un rôle de complémentarité dans la production énergétique des pays. »

L’analyse affirme aussi que le GNL produit au Québec, exporté en Asie et en Europe, «permettra de réduire au net de 28M de tonnes les gaz à effet de serre dans le monde, soit l’équivalent de retirer de la circulation plus de 6M d’automobiles chaque année. Et ce, en tenant compte de l’ensemble des variables.»

Énergie Saguenay rappelle que 6000 emplois seront créés pendant la phase de construction. Un total de 1350 emplois directs et indirects, dont 250 à 300 sur le site de l’usine, seront quant à eux créés pendant la phase d’opération où des retombées économiques de 807M$ seront générées. 

L’entreprise assure que son projet suscite beaucoup d’intérêt de la part des travailleurs et constitue une opportunité de diversification économique pour la région.