L’un des adolescents remis en liberté a quitté le palais de justice de Sherbrooke après s’être engagé à respecter de sévères conditions.

Les quatre adolescents accusés d'un viol collectif

C’est un viol collectif qui aurait été commis par les adolescents arrêtés au cours des derniers jours à Sherbrooke.

Trois mineurs ont été accusés, mercredi, d’agression sexuelle en groupe et d’agression sexuelle en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

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Les accusés sont âgés entre 15 et 18 ans.

La victime alléguée dans cette affaire a été rencontrée par les accusés lors de partys. Ces lieux de fête servaient de prétexte à la rencontre avec des adolescentes connues sur les médias sociaux.

La relation s’est développée au point où la plaignante s’est rendue chez les garçons aux mauvaises intentions alléguées.

Une fois au domicile des accusés situé dans l’est de Sherbrooke, ils ont agressé la jeune victime en groupe. L’un d’eux aurait produit des images de la scène et les aurait transmises sur les réseaux sociaux.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanie Trudel s’est objectée à la remise en liberté de deux des trois adolescents.

Leurs avocats Me Kim Dingman et Me Joël Bourassa, représenté par Me Mélissa Gilbert, ont plaidé non coupables dans les dossiers. La juge Julie Beauchesne de la Cour du Québec a ordonné leur détention et émis une interdiction de communication avec les complices allégués et la plaignante.

L’enquête sur remise en liberté des deux adolescents a été fixée au 23 avril prochain.

Le troisième adolescent qui s’est présenté devant la juge a été remis en liberté sous de sévères conditions.

Défendu par Me Mélissa Gilbert, l’adolescent ne pourra entrer en contact ni communiquer avec les autres accusés dans cette affaire ou avec la victime alléguée. Il ne pourra y faire allusion sur les médias sociaux.

Il devra rester chez ses parents, fréquenter l’école, respecter un couvre-feu entre 20 h et 7 h sauf en présence de ses parents.

La mère et la sœur de l’accusé étaient présentes au palais de justice de Sherbrooke. La juge s’est assurée que la mère comprenait les conditions afin de superviser son fils dans le respect des conditions.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanie Trudel s’est objectée à la remise en liberté de deux des trois adolescents.

Comparution à venir

Le quatrième individu arrêté dans cette affaire avait été remis en liberté avant sa comparution. Il doit comparaître officiellement le 26 avril prochain.

Il sera alors accusé des mêmes chefs d’accusation d’agression sexuelle avec une autre personne, d’agression sexuelle ainsi que de production et de distribution de pornographie juvénile.

« Les accusations relatives à la pornographie juvénile concernent la plaignante au dossier », explique Me Trudel.

L’accusé majeur ne peut être identifié, car les gestes pour lesquels il a été arrêté sont survenus alors qu’il était mineur.

Les suspects avaient passé la nuit de mardi à mercredi en garde fermée au pavillon Val-du-Lac du Centre jeunesse de l’Estrie.

La division des crimes majeurs de la Sûreté du Québec et le Service de police de Sherbrooke ont procédé à l’arrestation des suspects, mardi en avant-midi. Les arrestations ont eu lieu dans leurs écoles secondaires respectives.

Les gestes reprochés auraient été commis en 2017 au domicile des suspects.

« Pour le moment, ce sont les seules accusations portées », mentionne Me Trudel.

Les trois élèves ont été retirés de l’école mardi, a fait savoir la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS). « Pour la suite des actions à prendre, la situation sera analysée, avec le premier souci d’assurer la sécurité des élèves », a indiqué l’organisation.

Toute information sur ces individus peut être communiquée, en toute confidentialité, à la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.