L’ancien tennisman Sébastien Jacques a raconté en conférence jeudi sa marche de plus de 5000 kilomètres au Québec et aux États-Unis.

Les dessous d’un périple de 5000 km

Plusieurs articles de journaux et reportages télévisuels ont fait état de l’exploit réalisé par Sébastien Jacques lorsqu’il a marché plus de 5000 kilomètres au Québec et aux États-Unis plus tôt cette année. Toutefois, bien qu’on a dit beaucoup concernant cette longue marche, tout n’avait pas encore été raconté publiquement à son sujet.

Lors de deux conférences offertes jeudi au Théâtre Magog, Sébastien Jacques a livré un message d’espoir et de résilience aux personnes venues l’entendre. Il a également dévoilé de petits détails savoureux concernant son périple, qui s’est étalé sur environ cinq mois.

Ainsi, il a confié avoir été intercepté à quelques reprises par des policiers durant son périple. Pourquoi? Parce que, en raison de la chaleur à certains endroits, on craignait pour la santé du bébé qui se trouvait potentiellement dans la poussette.

Comme tous ceux qui ont suivi son périple le savent, Sébastien Jacques poussait effectivement une poussette durant sa marche. Mais cette dernière ne contenait pas d’enfant et lui permettait plutôt de transporter tout le matériel dont il avait besoin pour réaliser son exploit en gardant le contact avec les internautes qui s’intéressaient à son projet.

À la décharge des policiers, il faut avouer que l’ancien champion de tennis a traversé des zones où la chaleur était élevée. « Je buvais 12 litres d’eau par jour dans le désert. Je commençais à marcher à 3 h du matin, dans ce secteur, pour éviter que ça soit trop chaud. Et, même à cette heure-là, il faisait 35 degrés », a-t-il mentionné lors de la conférence offerte à midi jeudi.

Par ailleurs, Sébastien Jacques a révélé que sa plus dure journée, pendant tout son périple, a été la deuxième. Il avait avancé un peu rapidement avec les gens qui l’accompagnaient, le jour de son départ, et cela avait ravivé une « vieille blessure » qu’il s’était infligée au tennis.

« La deuxième journée a été ma pire à cause de la blessure réapparue, admet-il. J’aurais abandonné à ce moment-là, si je n’avais pas eu une approche au jour le jour. Mais j’ai continué et, par la suite, les choses se sont mises à mieux aller. »

Sébastien Jacques a aussi fait des rencontres qu’il aurait préféré éviter aux États-Unis. Par exemple, sur la Côte Est, il a vu un ours de très près. Il a par surcroît croisé des serpents et des scorpions au pays de l’Oncle Sam.

Rappelons que Sébastien Jacques a subi une délicate intervention chirurgicale au cerveau en Californie en 2015. Cette opération lui a permis de reprendre une vie normale après quatre années fort difficiles sur le plan de la santé.

« Il faut accepter les situations qu’on vit. Dans mon cas, si on me disait que c’était possible d’effacer les quatre années de misère que j’ai vécues au début de la vingtaine, je dirais non. Nos obstacles, ils ne sont pas là contre nous mais pour nous. Mes problèmes de santé m’ont aidé à devenir qui je suis. »