Alexandre Ouellet pose devant son vélo. Nathaniel est devant et Florence est dans la poussette.
Alexandre Ouellet pose devant son vélo. Nathaniel est devant et Florence est dans la poussette.

Le tour du lac Saint-Jean à vélo, avec les jumeaux

Mariane Guay
Le Quotidien
Alexandre Ouellet a entrepris, dimanche dernier, un tour du lac Saint-Jean à vélo qui n’a rien de banal. Depuis trois jours, il pédale alors que ses jumeaux âgés de deux ans et demi, Nathaniel et Florence, l’accompagnent à bord d’une poussette accrochée à l’arrière de son vélo.

Lorsque rencontré par Le Quotidien, mardi soir, à Roberval, Alexandre venait tout juste de compléter sa «troisième et meilleure journée» sur la route. Le circuit avait été difficile la veille, car il y avait eu plus de montées et le trio était parti plus tard que prévu en raison d’une petite péripétie entourant la perte des sandales des jumeaux.

À la fin de la journée de mercredi, Alexandre, Nathaniel et Florence retrouveront le confort de leur maison à Alma, mais la météo ne semble malheureusement pas de leur côté. «Je stresse beaucoup pour la pluie à venir, ça m’empêche de dormir. J’ai mal dormi les deux dernières nuits parce que je pense à tout ça. Je sais que demain (mercredi), je vais y goûter et je pense à comment je vais gérer les enfants à travers tout ça», se préoccupe le cycliste et papa.

Les jumeaux sont confortablement installés dans la poussette.

Alexandre avait déjà parcouru à deux reprises le tour du lac Saint-Jean à vélo, mais il explique que cette fois, le défi s’avère physique, mais également psychologique. «Le plus gros du défi, ce n’est pas tant le physique, c’est plus le fait de ne jamais avoir de pauses mentales à part lorsqu’ils sont couchés. On est tout le temps dans un nouveau lieu, dans des endroits où il ne faut pas toucher à certaines choses, des lobbies d’hôtel ou bien on rentre dans une auberge et il y a plein de décorations partout», souligne-t-il entre deux interventions auprès de Florence et Nathaniel. Il mentionne toutefois que les jumeaux sont très bons, car les randonnées sont d’environ quatre heures par jour. D’ailleurs, dans le but d’ajouter un peu de mouvement et de changement pour les jumeaux pendant la route, il a installé un petit siège devant lui. De cette façon, les enfants peuvent s’y asseoir à tour de rôle, les mains sur le guidon.

La préparation

Un projet comme celui-là nécessite une grande préparation. Alexandre Ouellet devait notamment réfléchir à la disposition des bagages, des enfants, mais également à l’hébergement et aux arrêts pour manger et s’amuser.

Afin de tout préparer correctement, il fait une grande liste avant le départ. «Je me suis fait une liste de tout l’équipement pour moi, pour eux. Comme là, ce soir, je vais faire une modification sur la poussette. Je me suis amené une toile pour la recouvrir, car je sais qu’il y aura de la pluie demain», souligne-t-il en ajoutant que la liste comporte tout le nécessaire au cas où il y aurait un bris. Tout ce matériel ajoute un poids d’environ 60 livres à l’arrière du vélo, en plus des 50 livres des jumeaux.

Le trio, lors d’un arrêt pendant le parcours.

Selon lui, la clé du succès de ce périple était d’avoir une porte de sortie. Autrement dit, l’important était de savoir qu’à tout moment, ils pouvaient recevoir l’aide de la maman s’il y avait un problème. «Si jamais il y a quelque chose qui ne va pas bien, que c’est trop dur ou que je ne suis plus capable, ou qu’eux s’ennuient trop, c’est ma blonde qui va arriver», explique-t-il. Avant le départ, Alexandre s’inquiétait d’ailleurs que les enfants s’ennuient trop de leur maman. La troisième journée terminée, il souligne qu’il s’agissait finalement d’une peur non fondée.

Toutefois, il confie que c’est la mère qui a douté à plusieurs occasions avant le départ. «La maman est inquiète un peu, ça n’a pas été facile. Disons que c’est un mélange de sentiments positifs, mais en même temps, elle pense à tout ce qui pourrait arriver. Elle a eu des passes où elle me disait: ‘‘tu es sûr que tu veux y aller?’’ Donc oui, c’est un mélange de pleins de sentiments», ajoute-t-il.

Finalement, il croit que l’expérience en aura valu la peine. «Ils sont un peu jeunes, mais je pense que ça va laisser ses traces quand même», conclut le père de famille.

Alexandre Ouellet pédale avec une charge importante à l’arrière, dont la poussette.

Il est possible de suivre l’aventure d’Alexandre, Nathaniel et Florence à travers la page Facebook Tour du Lac à vélo avec les jumeaux.