Antoine Duchesne
Antoine Duchesne

Le Tour de France dans la mire d’Antoine Duchesne

La saison de cyclisme sur route reprendra sous peu et le Chicoutimien Antoine Duchesne espère qu’il obtiendra la dernière place de son équipe en vue du prochain Tour de France qui est prévu à l’automne. Le membre de la formation Groupama-FDJ sera du départ de la Route d’Occitanie qui débutera samedi, à Saint-Affrique en France.

Ce retour à la compétition sera important pour Duchesne, puisque ses performances sur la course de quatre étapes risquent fort bien d’avoir un impact sur la suite de son calendrier, dont sa sélection pour épauler le meneur de l’équipe française, Thibaut Pinot, lors de la grande boucle. Groupama-FDJ a déjà confirmé sept coureurs pour le 107e Tour de France.

Duchesne a déjà participé au grand tour en 2016, mais avoue que la situation actuelle n’est pas idéale. «C’est assez nébuleux pour moi. Peu importe ce qui m’attend cet été, les programmes vont être intéressants, que ce soit le Tour ou non. Ça ne change pas grand-chose quelle course je fais, mon rôle reste le même», a-t-il déclaré au réseau Sportcom.

Le cycliste de 28 ans est en Europe depuis le 1er juillet, après plusieurs mois d’attente au Québec, où il a repris l’entraînement avec son équipe. «Ce n’était pas vraiment organisé, il y avait seulement un entraîneur et un massothérapeute avec nous et chaque personne décidait combien de temps elle restait. C’était convivial et agréable de se revoir et de ressentir que c’était reparti. Les derniers mois ont été très intenses et on nous dit depuis avril qu’il faudra être à 100 % quand ça va repartir. On n’a pas le droit à l’erreur», a-t-il raconté.

Il avoue que le confinement a été difficile, surtout pour se motiver à rester en forme. « C’est dur de rester sérieux à l’entraînement, seul en confinement, quand la carotte est assez loin devant. Ça s’est quand même bien passé. Je suis arrivé là où je voulais arriver. On va voir ce que ça va donner en fin de semaine, si mes sensations sont effectivement bonnes ou si les autres ont travaillé plus fort que moi ».

Pousser ses limites
Le champion canadien sur route en 2018 a tout de même profité de la longue pause pour bien se remettre d’une opération subie en cours de saison l’année dernière qui l’avait tenu à l’écart des routes durant de longues semaines. «Depuis l’an passé, je n’avais pas été capable de revenir à mon niveau et j’étais toujours un peu freiné par ça, tant physiquement que mentalement. Ça fait du bien de finalement revenir et d’être capable de pousser mes limites», a-t-il confié, en ajoutant qu’il ressentait encore des douleurs en mars, neuf mois après l’opération.

La pause de près de quatre mois a provoqué un calendrier condensé. Pour Antoine, c’est comme si c’était une nouvelle saison. «La saison va être longue et à partir de la semaine prochaine, on n’aura pas beaucoup de temps pour récupérer. Toutes les courses s’enchaînent pendant trois mois et elles sont toutes importantes, alors si tu pousses trop, tu vas vite te péter le nez, a expliqué celui qui a fait comme si juin et juillet étaient les mois de la saison morte. Je ne voulais pas être en grosse forme à la fin du mois de juin. Dans une saison normale, c’est comme si tu étais à ton apogée à Noël. Ces derniers temps, je me sens bien et ça fait juste monter.»

Dans son plan de relance, l’Union cycliste internationale exige deux tests négatifs à la COVID-19, un chaque six jours, et un trois jours avant le départ d’une course. Les coureurs devront également remplir un questionnaire quotidiennement pour savoir s’ils présentent des symptômes. «Ça risque d’être compliqué à gérer avec toutes les courses et les moyens de transport que chaque personne prendra pour s’y rendre après avoir fait son test de dépistage, a souligné Antoine Duchesne. Je ne sais pas comment ça va se passer et personne ne le sait.»