Ce sont neuf femmes qui auraient été victimes du psychologue Étienne Lavoie.

Le psychologue Étienne Lavoie aurait fait six autres victimes

Ce sont neuf femmes qui auraient été victimes du psychologue Étienne Lavoie.

Si les accusations déjà portées concernent trois victimes alléguées, six autres femmes ont été rencontrées par le Service de police de Sherbrooke depuis l’arrestation du psychologue de 47 ans à la mi-février.

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L’enquête sur remise en liberté de Lavoie se poursuivait, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

« Je n’ai pas apprécié le dernier mois. La détention est dure pour moi et ma famille. Mon parcours de vie est garant que je vais faire les efforts nécessaires. »

Étienne Lavoie a pris la barre pour tenter de convaincre le tribunal de le remettre en liberté. « J’étais psychologue », a indiqué l’individu de 47 ans en prêtant serment devant le tribunal.

Au cours de sa carrière, Lavoie a notamment contribué à mettre en place la Politique d’accueil et d’intégration des immigrants à la Ville de Sherbrooke.

S’il est remis en liberté, Lavoie s’engage à ne pas agir comme psychologue, à utiliser Internet et surtout à ne pas consommer de stupéfiants.

L’accusé souhaite faire un suivi au Centre Jean-Patrice Chiasson et reprendre une psychothérapie au privé afin de rester abstinent de la consommation de crack.

« Je suis prêt à respecter toutes les conditions pour ne pas rester en prison », assure Étienne Lavoie.

Il confirme que toutes les maisons de thérapie qu’il a contactées l’ont refusé.

« Le fait que je sois psychologue et que j’ai déjà possédé un centre de thérapie m’empêche d’y aller. Je veux suivre une thérapie par moi-même. La première chose que je dois faire est de m’occuper de moi, faire des meetings, suivre ma thérapie et être abstinent. C’est la seule chose qui est importante », affirme Étienne Lavoie.

Ce dernier souhaite que la lumière soit faite concernant les accusations pour lesquelles il est accusé.

« Mon objectif est de m’aider. Après mon arrestation en janvier, j’entrevoyais le tapage médiatique qui allait ruiner ma réputation. J’ai alors fait une rechute. Je faisais un suivi hebdomadaire avec un psychologue avant d’être détenu », explique Étienne Lavoie.

Lavoie jure ne pas avoir consommé pendant 15 ans avant de faire une rechute alors qu’il était directeur clinique à la Maison Renasci d’East Angus en 2015.

Étienne Lavoie: «La première chose que je dois faire est de m’occuper de moi, faire des meetings, suivre ma thérapie et être abstinent.»

Enquête

L’enquêteur du Service de police de Sherbrooke Vincent Fontaine a complété son témoignage.

Lavoie aurait fait trois victimes des femmes majeures et vulnérables, entre janvier 2018 et février 2019, et certains crimes auraient été commis sur son lieu de travail.

Six nouvelles plaignantes ont été rencontrées par le Service de police de Sherbrooke dans la semaine du 26 février, dont une mineure, pour des cas d’agressions sexuelles et d’achat de services sexuels.

Ces dossiers sont encore à l’étude et aucune accusation n’a encore été déposée.

Lavoie avait été arrêté une première fois le 10 janvier dernier pour une première plainte. Il avait été libéré par les policiers. Les deux autres plaintes se sont ajoutées avant l’arrestation du 20 février dernier.

La semaine dernière, Lavoie a été suspendu par l’Ordre des psychologues du Québec. Cette suspension renouvelable est effective pour une durée de 120 jours.

Étienne Lavoie possède des antécédents judiciaires en matière de vol, menaces, entrave au travail des policiers et possession de crack. Il avait été condamné à 26 jours de prison à purger les fins de semaine en février 2018.

Quatre dossiers de bris de probation ont été portés contre Lavoie concernant divers manquements au cours des derniers mois.

Me Christian Raymond a présenté ses arguments en défense, alors que Me Marie-Ève Phaneuf du ministère public fera sa plaidoirie au tribunal, jeudi.