Me Nicolas Gagnon s’est dit satisfait que le juge Jean Hudon n’ait pas imposé des peines consécutives.

Le prédateur sexuel Daniel Martel écope d'une peine de 42 mois de prison

Daniel Martel, cet individu de 20 ans originaire des Escoumins et accusé de 25 chefs à caractère sexuel, a été condamné, mardi, à purger 42 mois de prison ainsi qu’à trois autres mois supplémentaires pour bris de probation par le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.

L’individu, qui avait 18 ans à l’époque, avait été arrêté pour avoir offert de l’argent à des mineurs en retour de faveurs sexuelles, pour avoir eu en sa possession des photos de ses victimes nues, pour avoir procédé à la distribution de certaines d’entre elles et pour avoir diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux.

Il a plaidé coupable à 23 chefs d’accusation qui avaient été déposés contre lui en juillet dernier.

Me Nicolas Gagnon, avocat de l’Aide juridique représentant l’accusé, s’est dit satisfait de la sentence rendue par le juge Hudon qui s’est rendu aux conclusions qu’il avait présentées à voulant que les peines minimales consécutives imposées par la loi étaient inconstitutionnelles.

« En vertu des dispositions de la loi, la peine minimale obligée aurait dû être de sept ans. Le juge Hudon a déterminé que les dispositions de la loi étaient inconstitutionnelles en vertu de la Charte des droits de la personne portant sur l’imposition de peines cruelles et inusitées », a mentionné Me Gagnon.

Martel aurait pu faire face à des peines minimales d’une année pour chacune des sept victimes et d’une autre année pour la possession et la distribution du matériel de pornographie juvénile.

Me Gagnon s’est montré satisfait également que le juge ait tenu compte de facteurs atténuants comme l’âge du jeune homme qui avait 18 et 19 ans et son état de santé mentale.

L’avocat a indiqué que son client n’en aurait pas pour longtemps à être tenu à l’ombre puisque le juge a retranché une partie du temps de détention provisoire déjà réalisé. « Une grosse partie de la peine de mon client est déjà purgée », conclut Me Gagnon.