Chantal Dallaire est accusé de menaces de mort envers les policiers. Ce n’est pas la première fois qu’il est incarcéré pour ce genre de délit. Notons que cette photo a été prise à l’été 2019.
Chantal Dallaire est accusé de menaces de mort envers les policiers. Ce n’est pas la première fois qu’il est incarcéré pour ce genre de délit. Notons que cette photo a été prise à l’été 2019.

Largué par ses avocats après les avoir insultés en pleine cour

Chantal Dallaire, un individu de Saguenay accusé de menaces de mort envers les policiers, a été largué par ses avocats, vendredi, après s’être montré particulièrement impoli, sacrant et hurlant des insultes durant cinq minutes en pleine cour. L’individu a notamment traité les criminalistes qui s’occupaient de son dossier de têtes d’oeuf.

Chantal Dallaire est présentement détenu à la prison de Roberval pour avoir proféré des menaces de mort envers les policiers. Ce n’est pas la première fois que l’homme de 65 ans se retrouve derrière les barreaux pour une telle situation.

L’an dernier, il avait été emprisonné 60 jours pour avoir proféré des menaces de mort, toujours à l’endroit des forces de l’ordre. L’homme était alors défendu par Me Jean-François Têtu. L’accusé semble d’ailleurs encore en vouloir à son ancien avocat pour cette peine qu’il a purgée.

Cette fois, c’est Me Charles Cantin qui avait pris en charge le dossier de Dallaire, un individu qui donne du fil à retordre aux procureurs, mais aussi aux juges. D’ailleurs, il avait été expulsé de sa propre comparution, dernièrement, puisqu’il avait levé le ton.

Me Cantin avait alors demandé au tribunal que son client soit évalué sur son aptitude à comparaître en psychiatrie. Chantal Dallaire était donc de retour en cour, vendredi, afin de connaître les résultats de cette évaluation. Le psychiatre traitant a conclu que l’homme était apte à subir son procès.

Me Charles Cantin n’était pas présent au palais de justice vendredi et c’est son associé, Me Julien Boulianne, qui le représentait. Mais le ton a rapidement monté lorsque l’accusé a compris que son enquête sur remise en liberté ne se tiendrait pas avant une dizaine de jours.

Me Cantin voulait évaluer la possibilité que son client soit envoyé en thérapie.

Chantal Dallaire, qui comparaissait en direct de la prison de Roberval, s’est vite emporté, traitant ses avocats de têtes d’oeuf et de têtes de noeuds. Il affirmait qu’il devait sortir de prison plus rapidement, afin d’avoir son chèque de pension. Il sacrait et criait, si bien qu’on avait de la difficulté à comprendre ce qu’il racontait.

Son envolée a duré plusieurs minutes. Le juge Michel Boudreault a tenté de ramener l’homme à l’ordre, mais l’accusé avait de la difficulté à se contrôler.

Sans grande surprise, Me Boulianne a rapidement demandé de cesser d’occuper dans le dossier, ce qui a été accueilli sans problème par le juge Boudreault.

«Vous vous retrouvez sans avocat maintenant, monsieur Dallaire», a déclaré le juge.

«Mais j’ai besoin d’eux», s’est adouci le prévenu, avant de recommencer à s’emporter.

Finalement, Dallaire sera de retour en cour mardi et devrait se constituer les services d’un nouvel avocat d’ici là. Il s’est montré plus poli envers le juge, mais a plutôt été déçu d’apprendre que ce ne serait pas le juge Boudreault qui entendrait la suite de son dossier.

«Est-ce que les avocats de Roberval sont aussi bons que ceux à Chicoutimi?», a demandé Dallaire, affirmant qu’il allait regarder cette option.

D’ici là, le ministère public continue de s’opposer à sa libération.