Jean Clusiault

Lac-Mégantic: il entend le nom de sa fille pour la première fois

Si l’audience a doublé en salle 1 au palais de justice de Sherbrooke pour la phase finale du procès des trois ex-employés de la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic, un spectateur y demeure attentif depuis le jour Un.

Jean Clusiault, le père de Kathy Clusiault, une jeune femme décédée lors de la tragédie du 6 juillet 2013, a entendu pour la première fois le nom de sa fille lors du procès qui dure depuis plus de trois mois.

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« Il y a plusieurs noms que je connaissais là-dedans. Il y a eu un petit côté émotif, mais j’ai gardé le contrôle », souligne Jean Clusiault.

Les noms des 47 victimes de Lac-Mégantic avaient été déposés en preuve comme admission des avocats de la défense et de la poursuite, mais ils n’avaient pas été nommés un à un devant le jury comme lors de la plaidoirie du ministère public, mercredi.

Jean Clusiault est bien content d’avoir assisté à chaque journée du procès devant jury.

« Je ne connaissais rien dans le système ferroviaire. Je comprends maintenant mieux certaines choses. J’ai trouvé ce procès passionnant, même si je suis touché directement. Je suis capable de faire la distinction dans tout ce qui s’est passé. Je n’en veux pas à personne. On verra quel verdict sera rendu. »

Jean Clusiault ne veut faire aucun commentaire sur la cause tant que le verdict ne sera pas rendu par respect pour le processus judiciaire en cours.

« Je suis bien entouré. J’ai hâte que tout soit fini. Je ne suis jamais venu ici par vengeance ou quoi que ce soit », assure Jean Clusiault.