Le corps a été découvert à la halte routière du moulin, À Ulverton, en bordure de l’autoroute 55, lundi matin.

La victime d’Ulverton possède un important dossier judiciaire

C’est un individu possédant une feuille de route criminelle bien garnie qui a été retrouvé mort en début de semaine à Ulverton.

Le corps de Jean-François Henri, 41 ans, de Magog a été retrouvé sans vie, lundi vers 7 h, à la halte routière du moulin en bordure de l’autoroute 55.

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Ironiquement, cet endroit est situé à mi-chemin entre les deux villes où Jean-François Henri a trempé dans des affaires criminelles au cours des dernières années soit Drummondville et Magog.

La Sûreté du Québec considère maintenant cette affaire comme étant un homicide.

Une autopsie a été pratiquée, mardi, au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.

La SQ ne veut cependant pas révéler de détails concernant le mobile du meurtre ou si Henri a été victime de violence. La division des crimes contre la personne de la SQ poursuit son enquête.

« Ce sont des éléments que nous ne pouvons pas rendre publics en raison de l’enquête. Nous ne pouvons pas non plus dire si des suspects sont rencontrés par nos enquêteurs », explique la porte-parole de la SQ, la sergente Aurélie Guindon.

Une analyse des derniers dossiers judiciaires de Jean-François Henri permet de comprendre qu’il cumulait les causes criminelles depuis 2001. Des accusations ont été portées dans 54 dossiers dans les districts judiciaires de Saint-François et Drummondville par la Régie de police Memphrémagog, la Sûreté du Québec et le Service de police de Sherbrooke.

Tout juste sorti de prison

Sa dernière condamnation remonte au début de 2018 où il a écopé de 45 jours de prison pour divers bris de conditions. Plusieurs dossiers avaient été regroupés à Sherbrooke pour imposer une peine comprenant tous les dossiers.

Jean-François Henri sortait à peine de prison lorsqu’il a été victime du meurtre qui demeure pour l’instant nébuleux.

L’individu avait tenté de suivre une thérapie pour traiter ses problèmes de dépendance à la drogue à l’automne 2017. Il avait brisé ses conditions de remise en liberté avant d’être expulsé de la maison de thérapie en octobre 2017.

En 2015, Jean-François Henri avait été accusé dans une affaire de possession de méthamphétamine à Magog où il avait écopé de trois mois de détention.

Selon plusieurs sources qui ont côtoyé Jean-François Henri au fil des ans, il était reconnu pour être un consommateur régulier de stupéfiants, particulièrement du speed.

Lorsqu’il s’adonnait au trafic de stupéfiants, c’était principalement pour payer sa consommation. Il n’était nullement relié aux hautes sphères des réseaux de trafiquants.

Jean-François Henri possédait aussi des antécédents judiciaires en matière de vol, de menaces, de fraude, de possession d’arme prohibée et de multiples bris de conditions et de probation.

Règlement de compte, problème de territoire, chicane qui a mal tourné, surdose de stupéfiants, la SQ ne réfute ou ne confirme aucune hypothèse de l’enquête présentement en cours.

« Toutes les hypothèses sont envisagées », indique la sergente Aurélie Guindon.